3 MAI – 14 JUIN 2008
PROTOCOLES DOCUMENTAIRES II
Les artistes comme travailleurs culturels et gestionnaires de l’information au Canada (1967-1975)
Commissaire: Vincent Bonin
PROTOCOLES DOCUMENTAIRES I
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Jean-Marie Delavalle, Artiste non identifié réalisant un «
Wall Drawing » de Sol LeWitt à Véhicule Art (Montréal)
inc. /1973. 125. P027-02-857. Archives de l’Université Concordia,
Montréal.
Jean-Marie Delavalle, Étudiant non identifié réalisant un
« Wall Drawing » de Sol LeWitt dans une salle de classe à Montréal
/ 1973. 126. P027-02-870. Archives de l’Université Concordia, Montréal.
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Dans la première moitié des années 1970, quelques collectifs
d’artistes et de producteurs culturels canadiens s’incorporent comme
compagnies sans but lucratif afin de diffuser des pratiques toujours marginalisées
(art conceptuel, performance, etc.). Parallèlement à l’accomplissement
des tâches administratives qu’exige la consolidation de leur existence
institutionnelle, ils façonnent également un réseau de communication
postale avec leurs pairs. Suivant une même visée, ils utilisent la
vidéo portative et le câble en vue de contourner les monopoles de
l’audiovisuel. Dans ces contextes, le document devient simultanément
un support d’échanges décentralisés et le résidu
d’une transaction bureaucratique.
Certaines organisations des premiers temps de l’autogestion se sont rapidement
dissoutes et d’autres tiennent le cap malgré les changements de mandats,
ainsi que la démission des membres. Corollairement, sous la rubrique d’un
seul nom de personne morale se succèdent souvent des individus d’appartenances
idéologiques variées. Or la trajectoire historique de ces structures
reste perceptible au sein de leurs fonds d’archives. Ceux-ci inscrivent
les retombées d’utopies partiellement réalisées parmi
les traces matérielles du travail des artistes. Aujourd’hui, ces
corpus sont fréquemment confiés à des musées publics
et universités.
Tout en offrant un récit fragmentaire d’une période charnière
(1967-1975), Protocoles documentaires II met en tension la présentation
des archives d’après des critères muséologiques et
leur accessibilité sous forme de matériaux de recherche. Les pièces
originales sont réunies par blocs thématiques liés à
l’essor d’une structure pour laquelle les artistes ont échafaudé
des systèmes de gestion de l’information. Cette sélection
s’accompagne d’une publication gratuite comprenant un commentaire,
une liste des documents, ainsi que des repères chronologiques. Les pièces
photocopiées, en quantité supérieure, sont quant à
elles dépourvues d’appareil interprétatif.
Cette exposition est le deuxième volet d’un projet conçu par
Vincent Bonin. Le troisième volet, une publication, paraîtra en 2009.
La Galerie Leonard & Bina Ellen remercie le Conseil des Arts du Canada de son soutien à la programmation contemporaine.
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