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Vue d’exposition : Ron Moppett + Damian Moppett (Every Story Has Two Sides), Art Gallery of Alberta, 2016. Au mur, à gauche : Ronald B. Moppett, Red Chair/Studio, 1984, médiums mixtes sur papier. Collection de la Galerie Leonard & Bina Ellen, Achat – Subvention spéciale d’aide aux acquisitions, Conseil des arts du Canada, 1990 (990.09). Avec l’aimable concours de la Art Gallery of Alberta. Photo : M.N. Hutchinson, Calgary

Œuvres en circulation

Prêts Internes

Il y a près de 80 œuvres de la collection en prêt sur les deux campus de l’Université Concordia. Ces œuvres sont situées dans des aires de réception publique, mais surtout dans des bureaux administratifs occupés par des membres du personnel cadre de l’Université. Les prêts sont accordés en fonction de la Politique de prêt de la Galerie.

Prêts externes

Chaque année, des œuvres de la collection sont également prêtées à d’autres institutions pour être présentées dans des expositions individuelles et collectives. Aucune œuvre de la collection n’est présentement en circulation à l’extérieur des campus de l’Université.

REPRODUCTIONS

La Galerie reçoit régulièrement des demandes de reproduction d’œuvres de sa collection dans des publications imprimées ou virtuelles de la part d’autres institutions de diffusion, de maisons d’édition ou d’auteurs indépendants. Elle gère et facture les envois de photographies en fonction de sa Politique de diffusion des œuvres de la collection en format numérique.

Il est possible d’obtenir gratuitement des photographies d’œuvres de la collection lorsqu’elles sont demandées à des fins d’étude, de recherche et de documentation personnelles.

VOIR ET Consulter la collection

La Galerie expose les œuvres de sa collection dans ses espaces de manière ponctuelle dans le cadre de sa programmation contemporaine.

L’exposition virtuelle Collectionner. Déclinaison des pratiques présente plus de 250 œuvres de la collection en relation avec des problématiques liées au collectionnement. Elle permet de prendre connaissance d’importants pans de l’histoire de la Galerie et de sa collection.

Vous pouvez consulter le contenu de la collection dans les bases de données en ligne du Réseau canadien d’information sur le patrimoine (RCIP), Artefacts Canada et de la Société des musées québécois (SMQ), Info-Muse.

Visiter la réserve

La Galerie offre ponctuellement des visites de la réserve sur demande.

Usages de la collection

Aujourd’hui, la collection de la Galerie est utilisée à des fins de recherche. Des commissaires d’exposition, des auteurs, des historiens, des professeurs, des chercheurs et des éditeurs s’y réfèrent pour développer ou compléter des projets de diffusion et d’étude des arts. Chaque année, la Galerie reçoit environ une dizaine de demandes de prêt et de reproduction d’œuvres de la part de différentes institutions du Canada et de l’étranger.

La collection constitue un outil éducatif. Elle est mise en valeur au sein de différents projets qui favorisent l’acquisition de connaissances liées à l’histoire de l’art et à la muséologie. Par exemple, la Galerie collabore régulièrement avec des étudiants en histoire de l’art de l’Université Concordia. En outre, elle offre ponctuellement des stages aux étudiants du programme de maîtrise en muséologie qui est géré conjointement par l’Université du Québec à Montréal et l’Université de Montréal.

Dans le même ordre d’idées, la Galerie profite de son statut universitaire pour offrir sa collection à titre de plate-forme d’expérimentation. Elle accepte et sollicite des projets de la part d’étudiants et de professionnels de manière à ce qu’ils investissent sa collection et développent une pensée critique à l’égard d’enjeux artistiques ou muséologiques, ou d’enjeux liés à d’autres champs de savoir. Ces projets peuvent prendre diverses formes, mais les plus courantes d’entre elles sont certainement l’exposition et la publication.

InterprétER la collection d’un point de vue critique         

La création du poste de Conservateur Max Stern (2004) et le maintien d’un moratoire sur les acquisitions d’œuvres (2003-2011) ont permis d’accorder plus d’attention à la diffusion de la collection et d’adopter une approche plus critique. Le programme d’exposition Collection a émergé dans ce contexte pour explorer en profondeur divers aspects de la collection. Collection 1, Yves Gaucher – Les Danses Carrées, et Collection 2, Sur le vif: Tom Gibson et Sam Tata, ont été commissariées par Nathalie Garneau et présentées à la Galerie du 25 mai au 9 juillet 2005 et du 22 mars au 15 avril 2006.

En 2008, le commissaire invité Andrew Hunter a créé un récit autobiographique en sélectionnant et exposant des œuvres modernistes de la collection de la Galerie qui faisaient écho à ses rêves d’enfance. This is Montréal! présente le souvenir esthétique que l’artiste, auteur et commissaire a associé à la ville de Montréal après l’avoir visitée au tout début des années 1970. Elle invite à aborder des questions liées aux failles de la mémoire et aux constructions imaginaires, ainsi qu’à la diversité des récits potentiels pouvant être énoncés par l’intermédiaire d’une collection. Ce faisant, elle a présenté le médium de l’exposition et la collection comme des marqueurs temporels.

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En 2009, les commissaires invités Rebecca Duclos et David K. Ross exposaient de nombreuses œuvres de la collection dans le contexte de l’exposition As Much As Possible Given the Time and Space Alloted afin de mettre en scène leur réflexion sur le commissariat d’exposition et la diffusion des œuvres. Ils camouflaient leur subjectivité derrière un système de sélection et d’accrochage d’œuvres afin de soulever de questions sur la propriété intellectuelle liée aux projets commissariaux et le manque de circulation de certaines œuvres faisant partie de collections muséales. En outre, cette exposition processuelle présentait les activités qui encadrent la présentation d’une exposition, soit la réalisation des constats d’état, le déplacement, la mise en espace et le rangement des œuvres, afin de révéler des tâches qui sont généralement réalisées à l’écart des publics. Ils parvenaient ainsi à présenter l’arrière-scène de l’institution muséale et des collections muséales en créant un mélange d’œuvres qui n’était pas régi des des ligness directrices idéologiques, chronologiques ou esthétiques.

En 2010, Mélanie Rainville organisait, à titre de Conservatrice Max Stern, l’exposition Collectionner. Déclinaison des pratiques qui contenait une variété et une nombre étonnant d’objets de la collection. Elle utilisait alors la collection comme un outil (une pièce à conviction) pour affirmer que la collection dévoile sa propre histoire, et le démontrait en pointant différents aspects des œuvres exposées qu’elle expliquait au public par l’intermédiaire de cartels allongés. Le contenu de ce projet, qui traitait de pratiques de collectionnement de la Galerie par l’intermédiaire de la nature, du nombre et de l’état des œuvres qu’elle conserve, a fait l’objet d’un site Web. Ce site, à la croisée de l’exposition virtuelle et de l’archive d’exposition, est diffusé en ligne depuis 2011.

En 2012, la Conservatrice profitait du cinquantième anniversaire de la collection pour organiser deux projets commissariaux. Dans le contexte dialectique d’INTERACTIONS, elle créait un espace pour réfléchir à la réception de l’art par le public et, plus précisément, à l’écart qui divise les institutions muséales qui exposent de l’art contemporain et les publics. Elle juxtaposait une sélection d’œuvres contemporaines de la collection et des documents vidéo et textuels qui transmettaient au public l’interprétation qu’en faisaient différents intervenants invités à participer au projet.

En 2014, la collection a été mise en valeur dans le contexte de Speculations. Risquer l’interprétation, une exposition évolutive et expérimentale portant sur l’interprétation et l’instrumentalisation des œuvres, la mémoire dans un contexte de surenchère culturelle. La Conservatrice rassemblait alors plusieurs nouvelles acquisitions de la Galerie afin de mettre en public certaines tâches du commissaire d’exposition soit, par exemple, l’élaboration de mises en espace par l’intermédiaire de plans graphiques en deux dimensions. Elle révélait la complexité des œuvres choisies, la malléabilité des interprétations dont elles font l’objet, ainsi que quelques conséquences de la fixation d’une interprétation par le médium de l’exposition. Elle rappellait également qu’il n’existe pas qu’une seule interprétation juste des œuvres et que, conséquemment, le commissariat d’exposition est de nature spéculative.

Le programme d’expositions satellites SIGHTINGS était inauguré la même année afin d’évaluer les limites de l’espace d’exposition moderniste, souvent qualifié de « cube blanc » dans le jargon artistique. Pour ce faire, la Galerie invitait des étudiants du deuxième cycle en Studio Arts et en histoire de l’art de l’Université Concordia à organiser des expositions avec des œuvres de la collection qui pervertiraient le dispositif d’exposition de SIGHTINGS – un véritable cube blanc. Cinq projets ont été présentés dans le ce dispositif alors qu’il était installé au niveau métro de l’édifice EV, en 2013. Un deuxième cycle du programme a été entamé en 2013 et, peu de temps après, le dispositif était déménagé au rez-de-chaussée de l’édifice Hall. Le programme permet dorénavant d’inviter des professionnels à réaliser des expositions avec des œuvres de toutes provenances dans cet espace atypique.

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