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IGNITION 16
Jiyang Zhang, Stretch, 2020. De la série six pieces in album Stargazer. Vidéo, couleur, son, 2 min 45 s. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours de l'artiste
David Lafrance, Les matériaux du paysage, 2018-2020. Acrylique sur toile. 17 x 11 cm chacune. Avec l’aimable concours de l’artiste. Photo : Paul Litherland
Mariane Stratis, Les cimetières aussi peuvent mourir, 2019 –. nstallation avec impressions à jet d’encre sur lin, cosses de sarrasin, mousse, fil, bois. Dimensions variables. Avec l’aimable concours de l’artiste et de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Photo : Cléo Sjölander
Elliott Elliott, Notes, 2020. Dessins brodés en piqué libre sur tissu. Modélisation 3D par Ryan Clayton. Avec l’aimable concours de l’artiste
Iso E. Setel, Love Canal, July 12th, 2019, 2020. Video, 8 min 30 s. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours de l’artiste
Ahreum Lee, Memory Palace, 2019-2020. De la série My Mother is Data. Installation vidéo/web à 2 canaux. 17 min 30 s. Image tirée de la vidéo et du site web (diffusion en flux continue). Avec l’aimable concours de l’artiste
Christopher Johnstone, Five Acres, 2020. Vidéo HD, couleur, son. 6 min 10 s. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours de l’artiste
Diyar Mayil, Leaky Pants, 2018. De la série (dis)bodied. PVC, caoutchouc, acier. 152.4 x 60.96 cm. Avec l’aimable concours de l’artiste. Photo : Rixt De Boer
Janice Ka-Wa Cheung, YOU ≠ I, 2019. Installation. 35 x 110 cm. Avec l’aimable concours de l’artiste

Chaque semaine, une thématique sera explorée dans cet espace.

 

Semaine 27 avril : espaces environnants

Cette semaine nous portons notre regard sur les pratiques de Iso E. Setel, David Lafrance et de Mariane Stratis.

Une caméra qui explore les limites d’un site contaminé, le genre du paysage sous la menace d’une crise climatique, des contre-archives des espaces de mort présentés comme des sites de repos.

À quelles stratégies peut-on avoir recours pour cartographier notre environnement ? Quels angles peut-on adopter pour passer à travers non seulement l’espace physique, mais aussi ses conditions environnantes et son histoire, les influences naturelles et artificielles, ainsi que les futurs mouvements de fond, qu’ils soient environnementaux ou politiques ?

Au cours de cette dernière semaine de IGNITION, visionnez Love Canal, July 12th, 2019 où Iso E. Setel examine la notion de communauté, les déchets toxiques et la responsabilisation des entreprises; regardez une  documentation de l’œuvre de David Lafrance, Les matériaux du paysage, un dispositif de peinture de paysage qui se construit avec des fragments de plantes, de minéraux et de textures; et réfléchissez aux procédés de la recherche incarnée évoqués dans Les cimetières aussi peuvent mourir de Mariane Stratis.

 

Semaine 20 avril : traces

Cette semaine nous portons notre regard sur les pratiques d’Elliott Elliott, de Christopher Johnstone et de Jiyang Zhang.

La réécriture comme moyen de retracer les effets de l’inscription de marques, l’expérience de la migration comme condition de la recherche historique, ainsi que la découverte d’une voie à travers et grâce à l’ambivalence.

Qu’est-ce que l’acte de retracer ? Revoir les choses à nouveau, produire un double, poursuivre son cours et arriver à la source? Comment tenir compte, être témoin ou témoigner du fait d’être retracé.e, d’être marqué.e ou de laisser des traces ?

Cette semaine, prenez connaissance des études réalisées par Elliott Elliott visant à retracer ses pensées; visionnez Five Acres de Christopher Johnstone, qui propose un portrait de la migration et du travail à contrat à Trinidad en se basant sur la vie de son arrière-grand-père; et regardez les trois courtes vidéos de la série six pieces in album Stargazer de Jiyang Zhang, chacune composée de fragments de souvenirs, d’émotions et de rêveries.

 

Semaine 13 avril : rétroaction

Cette semaine nous portons notre regard sur les pratiques de Ahreum Lee, Diyar Mayil et de Janice Ka-Wa Cheung.

Une lettre d’une fille à sa mère envoyée à un compte inactif, la froide logique des données comparée aux excès du corps et un egoportrait qui n’améliore pas votre image mais la laisse s’échapper.

La rétroaction fonctionne par entrées et retours, évaluations et ajustements, cycles et contrôles. Quelles expériences et quelles réactions sont suscitées lorsque la rétroaction tourne au silence, resserre ses contraintes ou entre en contradiction avec le résultat auquel nous sommes habitué.e.s ?

Cette semaine, alors que Ignition 16 se poursuit, vous êtes invité.e à visionner Memory Palace, la vidéo et le récit sur web en direct d’Ahreum Lee sur la famille médiée par la technologie; à penser à la réglementation des corps mise en scène dans la série de sculptures de Diyar Mayil, (dis)bodied; et à visionner la documentation vidéo de YOU ≠ I, une installation interactive de Janice Ka-Wa Cheung qui soumet le spectateur ou la spectatrice à deux formes de reflets.

 

 

IGNITION est une exposition annuelle mettant en valeur le travail d’étudiant.e.s terminant leur maîtrise en Studio Arts et au doctorat en Humanities à l’Université Concordia. Cette manifestation est une occasion pour une génération d’artistes en devenir de présenter des oeuvres ambitieuses et interdisciplinaires dans le contexte professionnel d’une galerie au profil national et international. Cette année, en raison des circonstances exceptionnelles, les étudiant.e.s ont travaillé en collaboration avec l’équipe de la Galerie afin de produire une présentation en ligne. Celle-ci rassemble des oeuvres qui ont une dimension critique, innovatrice et expérimentale menant à une réflexion sur divers médias et pratiques artistiques. IGNITION est d’intérêt pour tous les étudiant.e.s et enseignant.e.s, la communauté artistique et le grand public.

Projets sélectionnés par Eunice Bélidor et Michèle Thériault

Produit avec l’appui du Frederick and Mary Kay Lowy Art Education Fund

Artistes et oeuvres

Janice Ka-Wa Cheung

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YOU ≠ I, 2019. Installation. 35 x 110 cm. Avec l’aimable concours de l’artiste

 

DÉMARCHE

Je travaille l’effacement, fabriquant de l’invisible à partir de ce qui est proche. Mon but est d’étudier le narcissisme à l’ère du numérique et de montrer comment les pratiques artistiques facilitent le questionnement et l’exploration de soi. Je force les spectatrices et les spectateurs à repenser le désir de contempler une parfaite image de soi, de réfléchir à l’omniprésence des autoportraits et aux comportements qui les accompagnent, à ces images « parfaites » que nous retouchons, éditons et dispersons sur les plateformes des réseaux sociaux.

ŒUVRES

YOU ≠ I, 2019
Installation, 100 x 26 x 30 cm

Avec l’aimable concours de l’artiste

YOU ≠ I vise à ébranler nos activités quotidiennes, en suscitant une étrange expérience qui force la spectatrice ou le spectateur à questionner avec lucidité son comportement devant son image dans un miroir et dans les médias numériques actuels.

Je souhaite créer une expérience interactive qui questionne nos perceptions visuelles et nous rappelle que nous ne pouvons jamais voir notre propre visage sans médiation. Plus la spectatrice ou le spectateur s’approche de ce « miroir », plus le reflet devient transparent.

 EXPLOREZ

La proximité. Observez comment l’œuvre réfléchit l’image de la spectatrice oudu spectateur et s’en retire en même temps. Comment comprenez-vous ce retrait en relation avec la technologie numérique ?

Le contrôle. Qu’arrive-t-il au sentiment d’autonomie ou d’individualité lorsque le corps de la spectatrice oudu spectateur devient un instrument d’interactivité ?

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Elliott Elliott

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Elliott Elliott, Notes, 2020. Dessins brodés en piqué libre sur tissu. Modélisation 3D par Ryan Clayton. Avec l’aimable concours de l’artiste

 

DÉMARCHE

Le discours conditionne les corps dès la naissance — C’est un garçon ! — avec des marqueurs sociaux et des normes qui ensuite se mettent en place. La façon dont l’information est codée et mise en circulation nous dit comment savoir et comment parler, mais aussi comment être. Mon travail consiste à chercher des formes qui me permettent une rencontre du savoir à la fois souple et indulgente, des formes qui peuvent s’accommoder à des réalités matérielles différant l’une de l’autre de façon à imaginer ce qu’est le savoir, ce qu’il accomplit et ce qu’on peut en faire.

ŒUVRES

Notes, 2020
Dessins brodés en piqué libre sur tissu
Modélisation 3D par Ryan Clayton

Avec l’aimable concours de l’artiste

Ma pratique principale est l’art de l’installation et de la performance et comporte une importante composante textuelle. En parallèle, la série Notes, entamée en 2012, se développe sous la forme d’annotations documentant ma pensée et ma recherche. Alors que cette recherche est souvent compilée et rassemblée sous d’autres formes, tels des essais et des performances, les notes-comme-dessins (« notes-as-drawings ») accomplissent une tâche différente en révélant le contexte de la page et en rendant perceptible un enregistrement visuel de la pensée-par-marquage (« thinking-through-mark-making »).

EXPLOREZ

La réécriture. Pensez à l’acte de présenter des notes à nouveau. Est-ce que l’action de retracer constitue une forme d’écriture ? Comment retracer une pensée ?

Les renversements. L’artiste a le projet de broder ses notes, rendant visibles les deux côtés du tissu. Pensez au verso du texte. Quels modes de lecture et de vision utilisez-vous lorsque le texte est renversé ? Comment suivez-vous la ligne tracée par un crayon ou une plume si on la compare avec la ligne du fil d’un tissu ?

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Christopher Johnstone

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Five Acres, 2020. Vidéo HD, couleur, son : 6 min 10 s. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours de l’artiste.

 

DÉMARCHE

Je m’intéresse au mouvement et aux comportements des gens. Mon but est de participer aux conversations au sein de ma communauté et de proposer une opinion nuancée dans un monde apparemment polarisé par les extrêmes. Comme un enfant tranquille, j’ai observé; comme un enfant stupide, j’ai réinterprété. L’œuvre qui en résulte est une manipulation ludique des images basée sur ce que j’ai appris.

ŒUVRES 

Five Acres, 2020
Vidéo HD, couleur, son : 6 min 10 s
Image tirée de la vidéo.

Avec l’aimable concours de l’artiste 

En me concentrant sur le parcours de mon arrière-grand-père comme travailleur à contrat, j’utilise cette période comme véhicule afin d’analyser ma coupure ancestrale de la terre. Comment représenter cette réalité à l’intérieur de l’identité canadienne toujours en mutation ? Comment puis-je contribuer aux réflexions sur l’image du ou de la migrant.e, sur les versions du travail et de la couleur de la peau ? Comment la forme cinématographique en tant que langage visuel contemporain peut-elle humaniser les expériences de nos ancêtres ?

EXPLOREZ

La polyphonie. Écoutez les nombreux récits. Pouvez-en vous en identifier les sources ? À partir de quel point de vue sont-ils racontés ?

L’image du ou de la migrant.e. Une seule image peut-elle représenter la migration ou est-il nécessaire qu’on l’appréhende à travers de multiples cadres qui s’interconnectent et se chevauchent ?

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David Lafrance

Lafrance_4_Les matériaux du paysage, acrylique sur toile, 17x11, 2018-2020, (détail)

 

DÉMARCHE 

Mon travail explore les thèmes de notre contact avec la nature et l’environnement sous l’influence d’une tension entre le réel et le virtuel. L’existence de ces deux pôles, l’un tangible, l’autre potentiel, révèle l’ambivalence du maintien d’une position claire sur un sujet en mutation. C’est avec l’aide d’une nouvelle approche matérielle que je fabrique des paysages par fragments accumulés, utilisant le hasard afin de provoquer l’apparition de compositions inédites.

ŒUVRES 

Les matériaux du paysage, 2018–2020
Acrylique sur toile
17 x 11 cm chacune

Avec l’aimable concours de l’artiste

Les matériaux du paysage est une série de tableaux qui se multiplie depuis un an. Le format de chaque œuvre est de 17 x 11 pouces et réfère directement au format du papier. J’accumule sur ces feuilles standards des fragments du paysage afin d’éventuellement les transférer sur des grands tableaux. La série est en quelque sorte l’interruption du processus créatif afin de garder intact les documents inspirant la construction de paysage peints à l’air des catastrophes écologiques.

EXPLOREZ

L’inventaire. Quels éléments, formes et textures naturels identifiez-vous dans ces œuvres ? Comment comprenez-vous la nature et l’environnement si on les divise de cette façon ?

La reproduction. Pour composer ses paysages sur des grands tableaux, Lafrance utilise une technique de collage et dessine des matériaux tirés de son inventaire. En gardant en tête ce pas de plus, réfléchissez aux processus naturels et aux interventions artificielles en jeu dans notre environnement.

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Ahreum Lee

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Memory Palace, 2019–2020. De la série My Mother is Data. Installation vidéo/web à 2 canaux : 17 min 30 s. Image tirée de la vidéo et du site web (diffusion en flux continue). Avec l’aimable concours de l’artiste.

 

DÉMARCHE

À travers divers médias, j’étudie la boucle de rétroaction entre l’individu et la société telle qu’elle se manifeste par les dynamiques de pouvoir incorporées à la technologie. Depuis mon arrivée au Canada, mon travail a emprunté différentes directions basées sur la combinaison, parfois sur la confrontation, de l’expérience et des intérêts. La rencontre de mon souci pour les messages politiques dissimulés qui sont intégrés à la technologie et de l’expérience de l’immigrant.e se concrétise dans l’œuvre récente Memory Palace.

ŒUVRES

Memory Palace, 2019–2020
De la série My Mother is Data
Installation vidéo/web à 2 canaux : 17 min 30 s
Image tirée de la vidéo et du site web (diffusion en flux continue).

Avec l’aimable concours de l’artiste

Memory Palace est une installation vidéo à deux canaux. Le premier présente la projection d’une vidéo autobiographique centrée sur ma relation avec ma mère, dont je vis séparée, avec qui je n’ai communiqué que de façon virtuelle depuis l’âge de dix ans. L’autre affiche un site web qui recueille des messages sur Twitter en temps réel, lesquels incluent les mots mom, mother, mumou mommy. L’œuvre étudie les effets de connection/déconnection des relations familiales conditionnées par la technologie et les émotions réelles engendrées dans les espaces virtuels.

EXPLOREZ

Les systèmes de support. Observez le contenu des fenêtres sur l’ordinateur. De quelle façon contiennent-elles, transportent-elles ou soulignent-elles l’émotion, le lieu et l’histoire ?

Analyse des données. Comment classeriez-vous et décririez-vous les différentes références et relations aux mères et à la maternité telles que lues dans les tweets ?

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Diyar Mayil

DiyarMayil_img2of10_Femmestaistics

Diyar Mayil, Femmestatistics, 2019. De la série (dis)bodied. Aluminum, hair. 190.5 x 7.62 x 152.4 cm. Detail. Courtesy of the artist. Photo: Rixt De Boer

 

DÉMARCHE 

Artiste interdisciplinaire travaillant la sculpture, l’installation et la performance, j’explore par ma pratique la vie publique des corps marginalisés. Le confort, l’inconfort, l’adaptation et l’acceptation de différents corps dans des contextes à la fois publics et privés sont des sujets récurrents de mon œuvre. Ces gestes et sujets du corps sont filtrés à travers les différents matériaux utilisés dans ma pratique. Née à Istanbul, je vis et travaille à Montréal. 

ŒUVRES

Femmestatistics, 2019
Aluminium, cheveux
190,5 x 10,16 x 152,4 cm

Leaky Pants, 2018
PVC, caoutchouc, acier
152.4 x 60.96

De la série (dis)bodied

Avec l’aimable concours de l’artiste 

Au cours des dernières années, et plus particulièrement en ce moment crucial, le fait d’être témoin de personnes qui font face à une violente répression me rappelle comment nous sommes devenu.es expert.es dans le fait de nous mordre les lèvres, retenant notre identité en dormance jusqu’à ce que nous trouvions le moyen de nous réveiller. Ma série de sculptures (dis)bodied traite de la façon dont cette réalité et d’autres formes de dépossession sont intégrées dans nos corps.

EXPLOREZ

La présence. Femmestatistics est structuré comme un boulier. Comparez les angles rigides et les dimensions de son cadre de métal à la délicate matière biologique qu’il contient.

L’incorporation. De quelle façon les corps et les comportements sont-ils surveillés et évalués ? Quels dispositifs sont utilisés à cette fin ? À quels critères a-t-on recours ?

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Iso E. Setel

Setel_website

Love Canal, July 12th, 2019, 2020. Vidéo, couleur, son : 8 min 30 s. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours de l’artiste.

 

DÉMARCHE

Préoccupé.e par la politique du visuel, je suis un cinéaste et un.e artiste qui a recours aux images en mouvement pour me pencher sur des questions de matérialité, d’éthique et de mémoire. J’entretiens un intérêt particulier pour la construction du paysage en tant que monument et j’approche la nature comme site d’intervention architecturale dans le but de déterrer des récits d’expropriation. Mon travail explore les formes documentaires, traitant les images comme des surfaces topographiques. Le long de leurs lignes de faille, la production d’une valeur documentaire peut être retracée. 

ŒUVRES 

Love Canal, July 12th, 2019, 2020
Vidéo, couleur, son : 8 min 30 s.
Image tirée de la vidéo

Avec l’aimable concours de l’artiste 

En 1920, la Hooker Chemical Company a fait l’acquisition du site de Love Canal à Niagara Falls, dans l’État de New York, et, pendant les trente années subséquentes, l’a rempli de matières toxiques. Dans ce film, je reviens sur le site, fortement marqué d’absences, dans le but de rendre visibles les traces sensibles laissées par la charge chimique des déchets. Ce faisant, je travaille à perturber le sol même sous lequel quelques-unes des substances les plus toxiques et des histoires les plus volatiles du pays sont submergées.

EXPLOREZ

La cartographie. Observez comment l’empreinte du site est tracée par la caméra. Comment le cadre est-il déterminé par les éléments d’un paysage apparemment vide ?

L’invisibilité. Comment l’image et le texte se combinent-ils afin de rendre sensibles la contamination, la maladie et la désinformation ?

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Mariane Stratis

Stratis_03_lescimetieresaussipeuventmourrir_2019_m.s

 

DÉMARCHE 

Oscillant entre la fiction et le réel, ma pratique explore l’expérience culturelle entourant l’événement de la mort et est traduite par un travail installatif intégrant la sculpture, la photographie et le performatif. À la fois ludique et poétique, l’espace dégagé de ces installations devient prétexte performatif pour générer des situations incongrues afin d’activer la présence corporelle du spectateur. Je souhaite soulever des interrogations relatives à l’avenir du corps et sa fragilité, à comment les sociétés gèrent, traitent et s’adaptent à la perte des vies humaines.

ŒUVRES

Les cimetières aussi peuvent mourir, 2019 –
Impressions à jet d’encre sur lin, cosses de sarrasin, mousse, fil, bois.
Dimensions variables

Avec l’aimable concours de l’artiste et de Bibliothèque et Archives nationales du Québec 

Les cimetières aussi peuvent mourir est une conversation imaginaire entre ce qui n’est plus visible et ce qui l’a été, à propos du Cimetière du Faubourg Saint-Antoine (1799-1854) mieux connu sous le nom du square Dorchester et Place du Canada. Les contre-archives revisitent les changements de statut et d’aménagement, en envisageant les différentes sources de pouvoir liées à l’histoire du site. Des coussins orthopédiques mous appellent à être manipulés, déplacés, empilés ou écrasés — en attente de rencontrer des corps.

EXPLOREZ

Le repos. En quoi consiste l’acte du repos ? Les coussins ont retenu des corps au repos, ils s’appuient l’un sur l’autre et portent en eux des histoires une fois laissés au repos. Comment le repos peut-il donner forme à différentes approches de la recherche ?

La récupération. Le titre de l’œuvre implique que les sites, les concepts et les pratiques peuvent aussi s’éteindre. Quelles techniques de lecture des archives sont présentées dans le but de récupérer des récits méconnus et de rendre visible le processus d’effacement ?

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Jiyang Zhang

Zhang - Chinglish_website

Chinglish, 2020. De la série six pieces in album Stargazer. Vidéo, couleur, son : 35 s. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours de l’artiste

 

DÉMARCHE 

Ma pratique artistique se concentre sur l’émotion, le langage, la dislocation et l’exploration des moyens de créer de l’empathie. En tant qu’artiste visuel avec une formation journalistique, mon travail basé sur l’image se penche aussi sur l’humanité et l’anxiété au cœur des phénomènes et des problèmes sociopolitiques actuels.  

ŒUVRES 

Stretch, 2020
Vidéo, couleur, son : 2 min 47 s
Image tirée de la vidéo.

Chinglish, 2020
Vidéo, couleur, son: 35 s

Loading, 2020
Vidéo, couleur, son : 3 min 45 sec.

De la série six pieces in album Stargazer

Avec l’aimable concours de l’artiste

Ce projet s’organise à la manière d’un album. Cet album consiste en six courts métrages se développant dans des directions et des formes visuelles différentes. Il commence par la perspective d’un train traversant une ville la nuit, de façon hésitante, puis hypnotique, lentement, puis rapidement. Chaque partie de l’album représente un segment de mémoire entrelacé avec la réalité et l’illusion. Tous ces volets en viennent à concourir vers une conscience flottante, oscillante, qui paraît inexistante.

EXPLOREZ 

L’ambivalence. De quelle façon les sentiments, les questions et les déclarations qui se contredisent ou s’entremêlent sont-ils présentés ? Comment cette ambivalence se communique-t-elle par le langage ? Comment se représente-t-elle par les images ?

Le rythme. Comme une chanson pop, chaque vidéo a une durée de trois minutes ou moins. En quoi ce format combiné à la musique contient-il et transmet-il les problèmes et les questions ?Selon vous, qu’est-ce qui se répète et qu’est-ce qui mène à la prochaine vidéo ?

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