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OFF THE WALL
Neil Campbell, Hey Kasimir!, 2009. Vue de l'installation, Galerie Leonard & Bina Ellen
Photo: Paul Smith
Claude Tousignant, Sans titre, 2009. Vue de l'installation, Galerie Leonard & Bina Ellen.
Photo: Paul Smith
Michael Merrill, Gallery 3, 2009. Dessin à la pointe d'argent sur panneau.
Avec l'aimable concours de l'artiste et de la Galerie Roger Bellemare.
Louise Lawler, Soup Can, 2006/2007. Photographie noir et blanc.
Avec l’aimable concours de l’artiste et de Metro Pictures, New York.
Louise Lawler, No Charges Filed, 2008. Vue de l'installation, Galerie Leonard & Bina Ellen.
Photo: Paul Smith
Betty Goodwin, The Mentana Street Project, 1979.
Photographie de Gabor Szilasi, 1979.
Avec l’aimable concours de Gabor Szilasi.
Alexandre David, Sans titre, 2009. Vue de l'installation, Galerie Leonard & Bina Ellen.
Photo: Paul Smith
Barry Allikas, Bridge (For Blinky Palermo), 2009.
Vue de l'installation.

Dans ce projet, le peintre Pierre Dorion propose une réflexion sur le rapport que peut entretenir un artiste avec le mur du lieu d’exposition comme surface plane, picturale et sculpturale ou encore comme référence conceptuelle, espace de questionnement et matériau de l’imaginaire. Les artistes sélectionnés investissent les murs de la Galerie en y intervenant directement picturalement comme dans le cas de Neil Campbell, Louise Lawler, Barry Allikas et Wanda Koop ou sculpturalement en y élaborant un ensemble se projetant dans l’espace comme dans l’oeuvre d’ Alexandre David. Une suite de monochromes de Claude Tousignant se situe entre les deux catégories. Michael Merrill s’emploie dans ses dessins à déconstruire graphiquement l’espace de la Galerie. Quant à Guy Pellerin son intervention picturale se déploie dans l’espace mitoyen entre le cube blanc de la Galerie et l’espace passant de l’atrium. Betty Goodwin y est présente par le biais d’une œuvre et de photographies réalisés par Gabor Szilasi documentant son Projet de la rue Mentana réalisé en 1979 dans lequel elle transformait un appartement en y traitant les surfaces des murs et en créant un jeu de couloirs par la construction et l’ouverture de cloisons. Au-delà et à travers ce travail autour du mur, il est aussi question de la représentation du lieu d’exposition et de son contexte, de la présence résiduelle de la peinture abstraite et du minimalisme, d’une certaine histoire de la peinture et de l’installation à Montréal, voire d’une conscience politique globale.

Produit avec l’appui du Frederick and Mary Kay Lowy Art Education Fund.

Un projet de Pierre Dorion

Exposition produite par la Galerie Leonard & Bina Ellen avec l’appui du Conseil des Arts du Canada.

LES ARTISTES

Barry Allikas

Je suis autodidacte et j’expose mon travail depuis 1979. J’ai fait de la céramique, de l’installation, de la sculpture, de la performance, de la musique et du cinéma, sans oublier divers types de peinture. Il y a 15 ans, j’ai décidé de me consacrer à la peinture hard-edge.

Je commence au hasard. Par divers processus de sélection et de mutation, j’arrive à une synthèse viable entre l’ordre et le caractère aléatoire du départ. Selon des chercheurs, la vie existe à la lisière de l’ordre et du chaos. Mes peintures aiment vivre sur cette frontière, et sur d’autres aussi, par exemple la nature organique/inorganique, la profondeur/la planéité, l’abstraction/la figuration.

L’ŒUVRE

Bridge (For Blinky Palermo), 2009
Peinture latex et pigment fluorescent.
Avec l’aimable concours de l’artiste et de la Galerie Division, Montréal.

Blinky Palermo est un orphelin qui s’est choisi un pseudonyme. Son œuvre existe souvent entre les disciplines, et on peut considérer sa trajectoire artistique comme à cheval sur le minimalisme et sur ce qui a suivi. Son tableau, Blaue Brücke, date de 1964-1965. Pour cette exposition, j’ai abandonné ma méthode de travail habituelle, conservant la forme de base de la pièce originale de Palermo, mais en changeant la couleur et en l’adaptant à l’architecture du lieu actuel, anticipant ainsi, rétrospectivement, un geste qu’il allait lui-même poser peu après.

EXPLOREZ

  • la signification que prend le fait de peindre directement sur le mur et le rôle que ce geste joue dans l’œuvre;
  • les façons dont cette œuvre fait référence à des antécédents historiques.

 

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Barry Allikas. Centre de l’art contemporain canadien : la base de données sur l’art canadien. Web. 21 oct. 2009.

Lamarche, Bernard. Oz at Sylviane Poirier. Le Devoir 15 et 16 nov. 2003.

Milar, Joyce. Place à la Peinture / Just Painting: Barry Allikas, David Blatherwick, David Elliott, Michael Merrill. Pointe Claire: La galerie d’art Stewart Hall Art Gallery, 2002.

Skene, Cameron. Barry Allikas: Event Horizons. Canadian Art Online. Web. 21 oct. 2009.

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Neil Campbell

Originaire de Saskatchewan, Neil Campbell étudie à la School of the Museum of Fine Arts à Boston et à la Vancouver School of Art. Il obtient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia, à Montréal, en 1979. Après avoir vécu à New York pendant 15 ans, il s’installe à Vancouver, où il vit et travaille actuellement. Sa pratique est centrée sur la peinture et ses œuvres ont fait l’objet d’expositions collectives et individuelles partout en Amérique du Nord et en Europe.

Dans ma quête d’images, je m’intéresse à la construction de l’« espace pictural ». Je cherche aussi à « m’adresser au corps ». Mon but est d’inventer des images qui peuvent amener le spectateur à réfléchir au processus de l’observation et à expérimenter un niveau de réaction somatique – une sensation en quelque sorte qui mène le regardeur vers une prise de conscience du corps, ou de ce que je qualifie de « véhicule de la perception ».

L’ŒUVRE

Hey Kasimir!, 2009
Peinture latex.
Avec l’aimable concours de l’artiste et de Blanket Contemporary Art, Vancouver.

Dans Hey Kasimir!, j’ai apposé l’image sur deux murs adjacents qui se rencontrent à angle droit. En raison de la composition unique de cette image, les spectateurs qui se déplacent dans la salle peuvent voir leur attention attirée par les modifications flagrantes de la perspective qu’ils perçoivent quand ils changent leur point d’observation. Parce que l’image est redimensionnée et positionnée selon un rapport précis avec le lieu donné, le regardeur peut également être le vecteur d’une certaine prise de conscience de l’espace contextuel. Les dimensions de l’œuvre sont celles des deux murs sur lesquels elle est peinte. Chaque fois qu’elle est réalisée, ses dimensions varient en fonction de la configuration du lieu où elle est créée.

EXPLOREZ

  • les façons dont cette œuvre fait directement référence à l’architecture de la salle d’exposition et les raisons pour lesquelles c’est important;
  • l’humour et ce qu’il traduit dans cette référence au Carré noir de Kasimir Malevitch.

 

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Arden , Roy. Supernatural: Neil Campbell, Beau Dick. Vancouver: Contemporary Art Gallery, 2004.

Heartney, Eleanor. Neil Campbell at Andrea Rosen. Art in America 80 (1992): 135.

Nasgaard, Roald. Abstract Painting in Canada. Vancouver: Douglas & McIntyre; Halifax: Art Gallery of Nova Scotia, 2007.

Szewczyk, Monica, ed. Paint: a psychedelic primer. Vancouver: Vancouver Art Gallery, 2006.

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Alexandre David

Alexandre David est un artiste en Arts visuels qui vit et travaille à Montréal. Sa pratique, qui concerne surtout la sculpture, tend souvent vers l’architecture. Ses œuvres ont été exposées dans des divers musées, galeries et centres d’artistes au Canada, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ainsi qu’en France. Il a exposé en solo, entre autres, à Optica et Dare-Dare à Montréal et La Chambre Blanche à Québec en 2007, ainsi qu’à Aceartinc à Winnipeg et à la galerie Grunt à Vancouver en 2009. En 2009 il a également participé à l’exposition Base Camp à la galerie Truck à Calgary.

L’usage quotidien de l’architecture entre souvent en jeu dans ma pratique en sculpture: je travaille avec des volumes sous lesquels on peut se déplacer, d’autres qui fonctionnent comme des bancs sur lesquels on peut s’asseoir. Mes objets sont souvent construits pour qu’on puisse retrouver la sensation de longer un mur, tourner un coin ou circuler autour d’un square. Je ne cherche pas à représenter nos expériences spatiales quotidiennes, ou thématiser l’architecture d’une façon ou d’une autre. Mais ce que je propose n’est jamais envisageable, ne s’amorce pas en tant qu’expérience, sans une familiarité avec l’architecture.

L’ŒUVRE

Sans titre, 2009
Bois et contreplaqué. Avec l’aimable concours de l’artiste.

Quand on s’arrête devant un objet, on se projette parfois mentalement là où le point de vue est différent, sous l’objet en question, ou encore le long de ses surfaces, dans une sorte de parcours virtuel. Puis on se déplace jusqu’à ces points de vues anticipés, pour en imaginer de nouveaux. Cette oeuvre a été élaborée à partir de telles sensations : j’ai voulu qu’un lieu prenne forme à travers l’expérience d’un objet, par des déplacements réels et imaginés.

EXPLOREZ

  • la nature de l’espace, ses limites et l’importance de ces dernières dans l’appréhension de cette œuvre, qui transforme tant notre perception de l’espace que l’espace de la galerie ;
  • les objets et l’environnement bâti, et les diverses façons dont cette œuvre y fait référence.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Fraser, Marie. La demeure. Montréal: Optica, 2008.

Godmer, Gilles. Alexandre David. Montréal: Musée d’art contemporain de Montréal, 2002.

Paris, Chantal T. Alexandre David: Penser l’espace. Espace no. 81 (2007): 39.

Tousignant, Isa. Woodworkers: Alexandre David, Stéphane La Rue and Québec’s new minimalism. Canadian Art 25.1 (2008): 44-48.

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Betty Goodwin

Betty Goodwin naît à Montréal en 1923. Au cours de sa carrière, elle explore une grande diversité de techniques, dont la gravure, la peinture, la sculpture et le dessin. De nombreuses expositions ont été consacrées à son travail, qui figure dans des collections particulières et publiques. Elle est décédée en 2008.

LES ŒUVRES

The Mentana Street Project, 1979
Photographies de Gabor Szilasi, 1979.

Four Columns to Support a Room, No. 3 (The Clark Street Project), 1977
Huile sur épreuves argentiques.
Collection privée.

De 1977 à 1983, Goodwin explore le thème du passage dans ses installations. Dans ces œuvres, Goodwin crée des cloisons intérieures, des salles et des passages avec divers matériaux. On retrouve dans cette série d’installations The Clark Street Project et The Mentana Street Project.

EXPLOREZ

  • la surface et la dimensionnalité ;
  • la relation qui existe entre l’espace dépeint dans cette œuvre et l’espace de la salle. En quoi cette œuvre est-elle transformée par sa présentation sous forme de photographies documentaires ?

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Bélisle, Josée. Betty Goodwin : parcours de l’œuvre à travers la collection du Musée d’art contemporain de Montréal. Montréal : Musée d’art contemporain de Montréal, 2009.

Bradley, Jessica and Matthew Teitelbaum eds. The Art of Betty Goodwin. Vancouver: Douglas & McIntyre; Toronto: Art Gallery of Ontario, 1998.

Paikowsky, Sandra. Betty Goodwin: Passages. Montréal: Galerie d’art Concordia, 1986.

Tovell, Rosemary L. The Prints of Betty Goodwin. Vancouver: Douglas & McIntyre; Ottawa, The National Gallery of Canada, 2002.

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Wanda Koop

La carrière de peintre de Wanda Koop s’étend sur trois décennies et comprend plus de 50 expositions individuelles. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections particulières et publiques, dont celle du Musée des beaux-arts du Canada; cette institution, en collaboration avec la Winnipeg Art Gallery, prépare d’ailleurs une exposition majeure du travail de Koop. L’artiste a remporté un grand nombre de prix et distinctions, dont un doctorat honorifique en lettres de l’Université de Winnipeg et de l’Emily Carr Institute of Art and Design, de même qu’un doctorat honorifique en droit de l’Université du Manitoba. Elle est décorée de l’Ordre du Canada et fondatrice d’Art City, un centre culturel au cœur de Winnipeg.

L’ŒUVRE

LOOKUP, 2009
Acrylique sur toile, 42 éléments. Avec l’aimable concours de l’artiste.

Trois des murs de la salle sont peints en gris très pâle, un bleu éphémère. Il y a quarante-cinq panneaux peints, chacun mesurant 25 x 76 cm (8 x 10 po), tous peints à l’acrylique sur des toiles à montage flottant. Les toiles sont monochromes, allant du rose verdâtre brumeux au bleu outremer foncé, presque noir, et à l’orange fluorescent brillant. Cette œuvre représente les nombreuses années où j’ai travaillé la couleur et souligne comment celle-ci peut traduire et modifier l’expérience. Les panneaux peints sont installés sur trois murs, à des hauteurs différentes et selon un espacement aléatoire, faisant référence au brouillage numérique. Ils deviennent des fragments illusoires d’une image pixélisée géante et semblent s’échapper des murs. L’installation terminée devient une seule très grande peinture que j’intitule LOOKUP.

EXPLOREZ

  • le visible;
  • les façons dont cette œuvre refond l’espace dans lequel elle est présentée.

 

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Enright, Robert. The Beauty of Longing: A Conversation with Wanda Koop. Border Crossings Magazine, Automne (1996), 12-23.

Enright, Robert, and Wanda Koop. Wanda Koop: In Your Eyes. St. Norbert: St. Norbert Arts Centre, 2001.

Halkes, Petra. Aspiring to the Landscape: On Painting and the Subject of Nature. Toronto: University of Toronto Press, 2005.

Koop, Wanda. Sightlines. Regina: MacKenzie Art Gallery, 2002.

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Louise Lawler

Louise Lawler naît en 1947 à Bronxville, dans l’État de New York. Elle obtient en 1969 un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Cornell. Son œuvre est principalement photographique et l’artiste y explore des questions importantes dans la définition de l’art, telles que le contexte, la valeur, la signification, l’utilisation, la réception et la mémoire. Elle travaille et vit à New York.

LES ŒUVRES

No Charges Filed, 2008
Peinture latex. Avec l’aimable concours de l’artiste et de Metro Pictures, New York.

Un mur peut devenir le lieu d’une attention particulière. No Charges Filed a comme point de départ l’architecture spécifique de Metro Pictures à New York et un article du New York Times. Prendre le mur que l’on voit à l’entrée, le lieu saillant, le modifier grâce à un gris neutre qui peut être perçu comme un vide, mais rempli de connotations (« classeur », « navire de guerre », « niveau de gris minimal »); une manière d’attirer et de détourner l’attention. L’article de journal qui explique l’œuvre fait référence à un prisonnier détenu à Guantanamo Bay et libéré sans jamais avoir été accusé de quoi que ce soit. L’article est disponible au bureau du préposé et ici.

Soup Can, 2006/2007
Photographie noir et blanc.

EXPLOREZ

  • les moyens par lesquels Soup Can s’interroge sur des notions telles l’histoire, la valeur et la signification en art;
  • les dispositifs subtils et inhabituels utilisés dans No Charges Filed pour aborder la troublante question du sort des prisonniers de Guantanamo Bay.

 

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Eklund, Douglas. The Pictures Generation, 1974 – 1984. New York: The Metropolitan Museum of Art; New Haven et Londres: Yale University Press, 2009.

Kaiser, Phillipp, ed. , Louise Lawler and Others. Ostfildern-Ruit: Hatje Cantz Verlag; Bâle: Kunstmuseum Basel, 2004.

Miller-Keller, Andrea , and Stephen Melville. Louise Lawler: The Tremaine Pictures. Geneva: BFAS Blondeau Fine Art Services;
Zürich: JRP|Ringier, 2007.

Molesworth, Helen, ed. Twice Untitled and Other Pictures (looking back). Columbus: Wexner Center for the Arts, 2006.

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Michael Merrill

Montréalais d’origine, Michael Merrill fait de la peinture et expose ses œuvres depuis 1975, et ce, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Il a récemment montré sa production à Cologne, en Allemagne, et lors de la Triennale québécoise. Il travaille actuellement à une exposition de peintures in situ qui sera présentée au Musée des beaux-arts de Montréal au printemps 2010.

En 1999, j’ai commencé à faire des tableaux qui portent sur des aspects du monde artistique. Cette série, intitulée Paintings about Art, traite de l’art à la manière d’une nature morte. Les toiles illustrent l’art dans divers lieux, ateliers d’artistes, installations d’entreposage, galeries, collections particulières, expositions muséales, etc. Je m’intéresse au regard posé sur l’art et sur la façon dont il est défini par le contexte. Les luminaires fluorescents de Dan Flavin sont investis de significations entièrement différentes en fonction du contexte, selon qu’il s’agit d’une quincaillerie ou d’un musée. L’art dans son contexte peut être soit homogène, soit discordant, et c’est ce point de transformation qui m’intéresse. Mes peintures offrent un regard pluriel sur un monde au sein du monde. Une toile, Crate with Dan Graham Sculpture (C.C.A.), représente une œuvre de Dan Graham en cours d’installation au Centre Canadien d’Architecture à Montréal. La peinture illustre la pièce à mi-chemin entre le transport et l’exposition. Le propos de mon travail s’est récemment déplacé vers l’architecture et les rapports avec l’espace.

LES ŒUVRES

Gallery 1 – 6, 2009
Dessin à la pointe d’argent sur panneaux.

Gallery 6 – 1 (version), 2009
Mine de plomb sur mylar.

Ces dessins représentent la salle à la manière d’un cristal transparent. Wikipédia définit un cristal comme un solide polyédrique […] à structure régulière et périodique, formée d’un empilement ordonné d’un grand nombre d’atomes, de molécules ou d’ions. Pour mes dessins, je me fie à ma mémoire et à des photographies. J’utilise des règles et des mesures approximatives pour agrandir une image à partir d’une photographie. À un certain moment dans le processus de dessin, je commence à jouer avec le trait, inversant la logique visuelle de l’espace.

EXPLOREZ

  • le dessin architectural et les façons dont cette œuvre est à la fois semblable et différente de ce type de dessin;
  • la mémoire et la réflexivité, ainsi que le rôle joué par chacune, dans ces œuvres réalisées à partir d’images de la galerie où elles sont exposées.

 

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Bellemare, Roger. Michael Merrill. Montréal: Galerie Roger Bellemare, 2007.

Campbell, James. Michael Merrill: Galerie Roger Bellemare, Montreal. Canadian Art 24.2 (2007): 99-100.

Milar, Joyce. Place à la Peinture / Just Painting: Barry Allikas, David Blatherwick, David Elliott, Michael Merrill. Pointe Claire: La galerie d’art Stewart Hall Art Gallery, 2002.

Simon, Éric. Michael Merrill. Drawings / Dessins. Saint-Hyacinthe: EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, 2002.

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Guy Pellerin

Né en 1954 à Sainte-Agathe-des-Monts, Guy Pellerin détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval (Québec) et une maîtrise du Massachusetts College of Art and Design (Boston). Il vit et travaille à Montréal. Ses travaux sont régulièrement exposés au Canada, parfois en Europe et aux Etats-Unis. Le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée National des beaux-arts du Québec, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée d’art de Joliette, le Musée régional de Rimouski, le Centre Culturel Canadien à Paris, la Southern Alberta Art Gallery et le Centre Saidye Bronfman ont présenté d’importantes expositions personnelles de ses œuvres. Il a reçu le prix Joseph-S. Stauffer du Conseil des Arts du Canada en 1993, le prix Louis-Comtois en 2000 et le prix Ozias-Leduc en 2004.

Alors que, à première vue, la pratique du peintre semble fondamentalement abstraite, d’une certaine tradition conceptuelle du monochrome, c’est tout un univers référentiel que déploie son œuvre. Les travaux de Guy Pellerin s’articulent autour de la couleur, la couleur comme repère, souvenir persistant d’un lieu ou d’un individu. Comme si la couleur, et sa texture propre, parvenait à faire portrait ou à simuler le prélèvement, une archéologie de la mémoire.

L’ŒUVRE

n° 41 / n° 42 – gris brume, 1981
Email polyuréthane, latex, toile de cotton, 2 éléments.
Avec l’aimable concours de l’artiste.

J’ai réalisé ce travail sur deux portes recyclées en châssis couvertes de toile. Placées sur des tréteaux, elles furent peintes à l’horizontal pour créer ce dépôt de peinture, lac glacé à effet miroir.

EXPLOREZ

  • l’utilisation que fait cet artiste de la grande vitrine de la galerie et les façons dont cette œuvre et sa présentation rejoignent notre compréhension générale de la raison d’être et de l’utilisation d’un tel espace ou s’en distancient;
  • la couleur, son importance et sa fonction dans cette œuvre.

 

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Cousineau-Levine, Penny. Ailleurs: carte grise a Pierre Dorion. Montréal: Dazibao, 2000.

Lacroix, Laurier. Guy Pellerin: la couleur d’Ozias Leduc. Joliette : Musée d’art de Joliette, 2004.

Lamarre, André. La promesse de la couleur: Guy Pellerin / The promise of colour: Guy Pellerin. Parachute 91(1998): 41-43.

Thériault, Michèle. D’après le dépeupleur /After the Lost Ones: Guy Pellerin, Smith/Stewart, Jana Sterbak, David Tomas. Montréal: Galerie de l’UQAM, 2002.

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Claude Tousignant

Claude Tousignant est né à Montréal en 1932. Il est une des figures marquantes de l’abstraction géométrique au Canada. Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions ici et à l’étranger, et fait partie de nombreuses collections publiques importantes.

L’ŒUVRE

Sans titre, 2009
Acrylique sur toile, 3 éléments.
Avec l’aimable concours de l’artiste.

Dans cette œuvre, Tousignant poursuit l’exploration du rapport entre couleur et lumière.

EXPLOREZ

  • le rapport qui existe, dans cette œuvre, entre couleur, espace, surface, temporalité et sensation;
  • les effets perceptuels de cette œuvre et les façons dont ceux-ci peuvent influer sur l’expérience qu’a le spectateur de l’œuvre en elle-même et de l’espace d’exposition.

 

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Campbell, James D. Claude Tousignant: monochromes, 1978-1993. Québec: Musée du Québec, 1994.

Corbeil, Danielle. Claude Tousignant. Ottawa: Galerie nationale du Canada, 1973.

Gagnon, Paulette, Mark Lanctôt, et Marc Mayer. Claude Tousignant. Montréal: Musée d’art contemporain de Montreeal, 2009.

Thériault, Michèle. Trois peintures, Une sculpture, Trois espaces. Claude Tousignant: Noir, Gis, Blanc. Montréal: Galerie Leonard & Bina Ellen, 2005.

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