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RICHARD IBGHY & MARILOU LEMMENS
LA VIE MISE AU TRAVAIL
Richard Ibghy & Marilou Lemmens, Visions of a Sleepless World (2014-2015), installation vidéo à deux canaux, 16 min 21 s et 1 min 56 s. Avec l’aimable permission des artistes

La pratique artistique de Richard Ibghy & Marilou Lemmens questionne les manières dont les sciences économiques et les théories du management représentent le monde. Selon une approche à la fois conceptuelle et pragmatique, ancrée dans une démarche de recherche et misant sur le détournement d’éléments de l’expérience ordinaire, le duo cherche à dévoiler et à désactiver l’influence de l’idéologie néolibérale sur les aspects les plus intimes de nos vies. Le travail, envisagé du point de vue de ses transformations récentes, occupe une place importante dans la démarche d’Ibghy & Lemmens, car il incarne ce que Michel Foucault définit comme le biopouvoir, c’est-à-dire cette capacité que la pensée économique a « de contrôler, de diriger et d’orienter la vie des êtres humains 1 ».

Regroupant des œuvres réalisées depuis 2009, cette exposition explore le rapport critique qu’entretient la pratique des artistes avec l’intériorisation de la logique productiviste. Les œuvres qu’elle réunit s’intéressent aux manières dont l’injonction de la performance affecte le corps – les gestes, la pensée, les attitudes, le langage – du point de vue du travail et de la vie, deux sphères qui tendent à se confondre au sein de ce que plusieurs chercheurs nomment le « capitalisme cognitif 2 ». Le corps, dont les œuvres soulignent les dimensions physiologiques, subjectives et cognitives, est un élément central de la critique de l’idéologie néolibérale formulée par les artistes. Ses limites physiques, ainsi que l’importance des composantes sociale et affective de l’activité humaine, le rendent irréductible aux modèles économiques et à la logique de croissance qui déterminent de plus en plus ses conditions d’existence. Le corps est ainsi défini, par les œuvres d’Ibghy & Lemmens, à la fois comme un lieu d’accomplissement des mécanismes de la productivité et comme un agent de leur désactivation.

Véronique Leblanc, commissaire

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  1. Andrea Fumagalli, La vie mise au travail. Nouvelles formes du capitalisme cognitif, Paris, Eterotopia, 2015, p. 13. Sans faire directement référence à cet ouvrage, le titre de l’exposition reprend une idée centrale de la définition du capitalisme cognitif selon laquelle l’idéologie néolibérale exerce un contrôle sur nos existences qu’elle met à profit au-delà de la seule sphère du travail.
  2. Le capitalisme cognitif est caractérisé notamment par un déplacement des objectifs du travail de la production de marchandises vers celle de connaissances « immatérielles », par une nouvelle organisation du travail fondée sur l’utilisation des technologies de l’information et des communications et par une indistinction entre temps de travail et temps de vie. Voir, entre autres, Andrea Fumagalli, La vie mise au travail, op cit., 2015; Christian Azaïs, Antonella Corsani et Patrick Dieuaide (dir.), Vers un capitalisme cognitif, L’Harmattan, Paris, 2001; Multitudes – Capitalisme cognitif, 2008/1, n° 32.
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EXPLOREZ

  • Jusqu’à quel point avez-vous conscience de l’influence du néolibéralisme intériorisé dans votre vie ? Dans la conception et l’usage du temps ? Dans la structuration de votre journée ? Dans votre désir de rentabilité ou d’optimisation ?
  • Ibghy et Lemmens soutiennent que le capitalisme implique une croissance sans fin. Comment cet incessant potentiel d’expansion s’inscrit-il dans leurs choix esthétiques ?
  • Comment le travail de Ibghy et Lemmens, dans ses formes et son contenu, suggère-t-il une complicité ironique avec les idéaux néolibéraux ? En quoi les artistes ont-ils recours à l’humour dans le but de révéler l’absurdité des structures capitalistes du pouvoir ?
  • Dans Real failure needs no excuse et Is there anything left to be done at all ?, les artistes accomplissent des actions qui échappent à tout objectif de productivité. Ils explorent plutôt d’autres façons de travailler qui restent centrées sur le désir de faire. Est-il possible d’imaginer une forme de travail dont le processus serait le seul objectif ? Pouvez-vous donner un exemple d’un tel travail ? Quelle serait sa finalité ?

L’intégralité de l’essai écrit par la commissaire de l’exposition Véronique Leblanc peut être lu et téléchargé dans la section Textes et documents de ce site. Une version imprimée est également disponible en galerie.

Les artistes remercient Trinity Square Video, Images Festival ainsi que le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des Arts du Canada.

Commissaire

Véronique Leblanc

Véronique Leblanc est commissaire indépendante, auteure et chargée de cours en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse aux pratiques contextuelles, processuelles et relationnelles ainsi qu’aux liens qui se tissent entre art, éthique et politique. Une part importante de sa démarche est basée sur l’analyse de pratiques performatives et collaboratives qui abordent les questions de l’altérité et du vivre-ensemble dans un contexte de mondialisation. Lauréate du Prix John R. Porter 2015 remis par la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec pour ses essais sur Emmanuelle Léonard et Artur Żmijewski, elle contribue régulièrement à des publications en art actuel. Détentrice d’une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal, elle vit et travaille à Montréal.

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Artistes

Richard Ibghy & Marilou Lemmens

Richard Ibghy et Marilou Lemmens ont développé une pratique collaborative qui combine une approche concise de la forme et de la construction de l’œuvre d’art avec un désir de rendre les idées visibles. Utilisant une grande variété de média dont la vidéo, la performance et l’installation, leur travail explore les dimensions matérielles, affectives et sensorielles de l’expérience qui ne peuvent être complètement traduites en signes ou en systèmes. Depuis plusieurs années, les artistes développent des projets qui examinent la façon dont la logique de l’économie infiltre les aspects les plus intimes de la vie.

Leur travail a été présenté à la 14e Biennale d’Istanbul (Istanbul, 2015), à la Biennale de Montréal (Montréal, 2014), au 27e Images Festival (Toronto, 2014), à la Manif d’art 7 (Québec, 2014), à La Filature, Scène Nationale (Mulhouse, France, 2013-14), au Henie Onstad Kunstsenter (Høvikodden, Norvège, 2013), et à la 10e Biennale de Sharjah (Sharjah, E.A.U., 2011). Leurs œuvres ont récemment fait l’objet d’expositions individuelles à VOX, Centre de l’image contemporaine (Montréal, 2014), Trinity Square Video (Toronto, 2014), La Bande Vidéo (Québec, 2014), Monte Vista Projects (Los Angeles, 2012) et à la G Gallery (Toronto, 2012). Leurs projets et textes ont été publiés par Sternberg Press, Le Merle, C-magazine, New Social Inquiry, et Pyramid Power. Ils ont publié deux livres d’artistes Tools that Measure the Intensity of Passionate Interests (2012) et Spaces of Observation (2012). Richard Ibghy et Marilou Lemmens vivent et travaillent à Montréal et à Durham-Sud, Canada.

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Oeuvres

Diagrams Concerning the Representation of Human Time, 2009

Ibghy_Lemmens - Diagrams - Mise-en-abimeDiagrams Concerning the Representation of Human Time, 2009
Sérigraphies sur papier
55,9 x 55,9 cm

Avec l’aimable concours des artistes

Diagrams Concerning the Representation of Human Time est une étude qui explore les possibilités de représentation visuelle du temps humain dans les sciences économiques. Puisque leur idéal de légitimité scientifique s’inspire de la physique newtonienne, les économistes décrivent le temps comme une ligne unidirectionnelle, irréversible — une rue à sens unique. Cette pratique, malgré son utilité pour mesurer l’évolution de la production et de la consommation, autant que pour représenter une unité élémentaire de travail, échoue à prendre en compte les caractéristiques phénoménologiques les plus primordiales du temps : la centralité du présent comme moment « actuel », la primauté du futur en tant que principale orientation du désir humain et la capacité de se souvenir du passé au cœur du présent.

En réaction à ces distorsions de perspective, Richard Ibghy & Marilou Lemmens ont conçu une série d’expérimentations visuelles qui combinent les méthodes de représentation établies dans le domaine des sciences avec celles que proposent la littérature et les arts graphiques — disciplines qui prennent davantage en compte la complexité des représentations et des expressions de la temporalité. À cette fin, un système cartésien de coordonnées est utilisé afin de relier la fonction narrative à l’expérience du temps.

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Each Number Equals One Inhalation and One Exhalation, 2016

1-Ibghy_Lemmens - Organizational Chart Showing the Influence of Work DesignEach Number Equals One Inhalation and One Exhalation, 2016
Installation, matériaux mixtes
Dimensions variables

Avec l’aimable concours des artistes

Each Number Equals One Inhalation and One Exhalation est une série de sculptures de petit format qui matérialisent des représentations graphiques relatives à la productivité humaine conçues à partir du milieu du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui dans un large éventail de disciplines, dont les sciences du travail, l’organisation scientifique du travail, l’économie et la psychologie.

Dans les diagrammes, le travail est analysé et découpé en unités, alors que s’esquissent de nouvelles méthodes de gestion des flux du temps, de la communication et du travail. Certains diagrammes illustrent les tentatives du début du XXe siècle pour visualiser le mouvement des corps au travail dans le but d’améliorer les processus manufacturiers, tandis que d’autres présentent des données sur l’impact de plusieurs facteurs technologiques, psychologiques et organisationnels sur le rendement.

Dans cette œuvre, les artistes ont recours à une diversité de techniques simples afin de produire un contraste ludique entre les modèles de fabrication artisanale et la dimension autoritaire des diagrammes originaux. À travers ces opérations, ils explorent les moyens par lesquels les représentations graphiques transforment des idées complexes sur le travail humain en formes systématisées, y compris la relation qui existe entre l’espace du diagramme et l’espace mental. Autrement dit, ils démontrent comment les diagrammes créent des formes de pensée.

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Is there anything left to be done at all?, 2014 - 2016

08_Ibghy_Lemmens_Is_there_anythingIs there anything left to be done at all?, 2014 – 2016
Installation vidéo multicanaux, son et matériaux mixtes
Dimensions variables

Avec l’aimable concours des artistes

En 2014, nous avons été invités à réaliser une résidence à Trinity Square Video à Toronto. Puisque la résidence était dédiée à la production d’une œuvre, nous nous sommes demandé s’il était possible d’adopter la non-productivité sans nous priver nous-mêmes de notre capacité d’agir.

Alors que les pratiques artistiques s’avèrent de plus en plus complices de la culture de haute performance caractéristique des régimes contemporains du travail, nous souhaitions explorer ce qu’il resterait du désir d’agir si la compulsion de produire aux seules fins de la productivité était suspendue. Après avoir rompu les liens qui rattachent l’intention à la réalisation, l’effort à la récompense, nous voulions voir ce qu’il resterait à faire — s’il y nous restait quoique ce soit à faire.

Afin d’explorer ces questions, nous avons invité quatre artistes — Justine A. Chambers, Rodrigo Martí, Kevin Rodgers et Ryan Tong — à venir dans l’espace de la galerie, pour explorer le potentiel générateur de l’action improductive et de la dépense du travail créateur. En suspendant l’exigence de produire quelque chose pour quelqu’un ou pour quelque chose, nous avons encouragé nos collaborateurs à s’engager dans l’exploration des désirs qui soutiennent leur pratique créatrice sans être orienté vers un but spécifique.

L’installation consiste en une sélection de fragments des enregistrements vidéo effectués durant ces explorations ainsi que d’éléments sculpturaux qui rendent compte des agencements matériels et spatiaux qui ont émergé à travers ce processus.

Richard Ibghy & Marilou Lemmens
Durham-Sud, 23 janvier 2016

Ce texte fait partie de l’installation Is there anything left to be done at all?

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Real Failure Needs No Excuse, 2012

14_Ibghy_Lemmens__Real_FailureReal Failure Needs No Excuse, 2012
Projection vidéo monobande, couleur, son
23 min 48 s

Avec l’aimable concours des artistes

Consistant en une série d’actions filmées dans un immeuble à bureaux vide, à Glasgow, Real failure needs no excuse examine le potentiel transgressif de l’action non productive et ses relations avec le travail, son lieu et l’imagination. La vidéo présente un flot continu d’actions où des matériaux sont ordonnés, empilés et assemblés en diverses configurations. Des structures précaires, visibles uniquement pour un court laps de temps, s’écroulent (car, un jour, tout s’écroule) pour laisser place à de nouvelles formes et à de nouveaux arrangements.

Le flot incessant des actions montrées dans la vidéo fait écho au mouvement de l’expansion capitaliste qui exige toujours de plus en plus de travail. Or, si nous pouvons considérer les actions des performeurs comme une sorte de travail, il s’agit alors d’un travail qui repousse indéfiniment l’atteinte d’un résultat final. Dans cette abondance d’actions, le travail demeure perpétuellement dans la sphère du faire où rien n’est jamais fabriqué; dans la sphère de la production où rien n’est jamais produit.

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The Many Ways to Get What You Want, 2011 - 2016

Ibghy_Lemmens - The Many Ways 2The Many Ways to Get What You Want, 2011 – 2016
Vinyle, peinture au latex
1250 x 401 cm

Entre l’écriture conceptuelle et l’expression poétique, The Many Ways to Get What You Want prend comme point de départ les croyances et les désirs de même que les affects qui participent aux processus de valorisation économique. Inspirée par les paroles de la chanson des Sex Pistols Anarchy in the UK (Don’t know what I want/But I know how to get it) [J’sais pas ce que je veux/Mais j’sais comment l’obtenir], l’œuvre consiste en une grande murale qui explore la capacité que l’on a de connaître ses désirs et de les satisfaire, à travers une collection de textes brefs disposés suivant les axes d’un diagramme.

L’œuvre emprunte une matrice BCG (Boston Consulting Group) – un outil analytique du marketing de marque, de gestion de produit et d’analyse de portefeuille – afin de questionner et d’élargir la conception de ce qui peut ou ne peut pas être considéré comme un comportement économique. Fonctionnant comme un dispositif spéculatif de mesure, l’œuvre propose diverses corrélations entre deux variables, en l’occurrence le degré auquel on « sait ce que l’on veut » et celui auquel on « sait comment l’obtenir ».

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Visions of a Sleepless World, 2014 - 2015

05_Ibghy_Lemmens_VisionsVisions of a Sleepless World, 2014 – 2015
Installation vidéo à deux canaux, 16 min 21 s et 1 min 56 s
Dimensions variables

Avec l’aimable concours des artistes

Visions of a Sleepless World présente les résultats d’une commande fictive effectuée par une compagnie pharmaceutique dans le but de produire une vidéo éducative au sujet des effets neurocognitifs des drogues stimulantes. À travers une mise en scène des effets de la privation de sommeil sur la perception du temps, la mémoire et la cognition, la vidéo met l’accent sur les limites du corps, explorant la notion de sommeil comme une fonction biologique malléable sa relation au travail cognitif et à l’objectif de productivité ininterrompue.

Cette œuvre s’inspire d’un film sur les effets hallucinogènes de la mescaline et du haschich réalisé en 1963 par l’écrivain français (né en Belgique) Henri Michaux pour la compagnie pharmaceutique suisse Sandoz.

Avec la collaboration d’Andrea Saemann

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POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Sur les artistes

Site internet : ibghylemmens.com

Livres et catalogues d’exposition

CHRISTOF-BAKARGIEV, Carolyn (2015). Saltwater: A Theory of Thought Forms – 14th Istanbul Biennial, sous la direction de Süreyyya Evren, Istanbul, Istanbul Foundation for Culture and Arts et Yapi Kredi Publications, p. 231.

FORTIN, Sylvie (dir.) (2015). L’avenir = (Looking Forward): BNL MTL 2014, Montreal, Biennale de Montréal et le Musée d’art contemporain de Montréal.

CHAINEY GAGNON, Vicky et LÉGER, Marc James (dir.) (2014). Résistance – et puis nous avons construit de nouvelles formes, Québec, Manif d’Art.

HOEGSBERG, Milena et FISHER, Cora (dir.) (2013). Living Labour, Høvikodden, Henie Onstad Kunstsenter and Berlin; New York, Sternberg Press.

BELMORE, Michael (2011). Peter Pete Systems: A Post-Fordist Love Story, Whitby, Station Gallery.

SAADAWI, Ghalya (dir.) (2011). Plot for a Biennial: Sharjah Biennial 10, Sharjah, Sharjah Art Foundation.

CULEN, Lubos (2010). Richard Ibghy and Marilou Lemmens: Horse and Sparrow, Vernon, Vernon Public Art Gallery.

PARK, Liz (2009). What Moves Us, Vancouver, Western Front, Media Arts.

KELLEY, Gemmy, (dir.) (2008). It’s a Wonderful Life, Sackville, Owens Art Gallery, Mount Allison University.

Essais et articles de presse (sélection)

MAGDY, Basim (2015). « The Artists’ Artists: Richard Ibghy & Marilou Lemmens, The Golden USB », Artforum, décembre 2015, p. 112. Lien

McGARRY, Kevin (2015). «14th Istanbul Biennial », Artforum, décembre 2015, p. 252-253. Lien

PATEL, Alpesh (2015). « Gathering Gossip and Parsing Truth at the Istanbul Biennial », Hyperallergic, 27 octobre 2015 [En ligne]. Lien

SCHELLENBERG, Samuel (2015) « Entre Deux Rives », Le Courrier, 17 octobre 2015 [En ligne]. Lien

GARDEN-SMITH, Shannon (2015). « Ways Out from Inside », Breach, no 2 (septembre 2015) [En ligne]. Lien

VOLK, Gregory (2015). « Matter that Really Matters », Art in America, 28 septembre 2015 [En ligne]. Lien

MASTERS, HG (2015), « Field Trip: Istanbul Biennial – “Saltwater” », ArtAsiaPacific, 9 septembre 2015 [En ligne]. Lien

BENNES, Crystal (2015). « The Best of the Istanbul Biennial », Apollo Magazine, 7 septembre, 2015 [En ligne]. Lien

KIRBY, Jane et PARKER, David (2015). « Richard Ibghy & Marilou Lemmens », Syphon, vol. 3, no 1 (printemps 2015).

CAMPBELL, James D. (2015). « The Montreal Biennale: “L’avenir (looking forward)” », Border Crossings, vol. 34, no 1 (mars, avril, mai 2015), p. 113-116. Lien

CUMMINS, Louis (2015). « BNLMTL 2014 : L’avenir (looking forward) : Géopolitique et stratégies institutionnelles », Ciel variable, no 100 (printemps-été 2015), p. 48-53.

DOMINO, Christoph (2015). « Biennale d’art contemporain, Montréal », artpress, no 420 (mars 2015), p. 16-17. Lien

McLAUGHLIN, Bryne (2015). « 7 Shows We Want to See this Spring », Canadian Art, 17 avril 2015 [En ligne]. Lien

TOUSLEY, Nancy (2015). « Canada’s Biennale: Montreal’s Star-Making Machine », Canadian Art, vol. 32, no. 11 (printemps 2015), p. 84-93. Lien

VOLK, Gregory (2015). « Montreal Biennale », Art in America, 2 janvier 2015 [En ligne]. Lien

TWERDY, Saelan (2014). « Saelan Twerdy’s Top 3 of 2014: Shifting Landscapes », Canadian Art, 22 décembre 2014 [En ligne]. Lien

RAMADE, Bénédicte (2014). « Quand l’avenir s’impatiente », Le journal des arts, no 423, 14 novembre 2014. Lien

TWERDY, Saelan (2014). « Future Forecast: The Montreal Biennale 2014 », Momus, 10 novembre 2014 [En ligne]. Lien

VALI, Murtaza (2014). « Revamped Montreal Biennial Looks to the Future, in More Ways than One », Art in America, 7 novembre 2014 [En ligne]. Lien

WESLEY, Susannah (2014). « Jaqueline Hoang Nguyen, Brian Jungen & Duane Linklater, and Richard Ibghy & Marilou Lemmens at Vox », Akimboblog, 16 septembre 2014 [En ligne]. Lien

HOEKSTRA, Aryen (2014). « Richard Ibghy & Marilou Lemmens: Is there anything left to be done at all? », C Magazine, no 123 (automne 2014), p. 51-52 [En ligne]. Lien

LEBLANC, Véronique (2014). « Manif d’art 7, Résistance. Et puis, nous avons construit de nouvelles formes », Ciel Variable, no 98 (automne 2014), p. 85-86.

MURCHIE, John (2014). « Arranging pebbles in a certain way », Centre VOX, Montréal, septembre 2014 [En ligne]. Lien

DELGADO, Jérôme (2014). « Les objets du monde », Le Devoir, Montréal, 20 septembre 2014 [En ligne]. Lien

COOLEY, Alison (2014). « Richard Ibghy & Marilou Lemmens on Non-Doing in Art », Canadian Art, 14 mai 2014 [En ligne]. Lien

NORDBY WERNØ, Johanne (2013). « Arbeidstid », Artforum, septembre 2013, p. 430. Lien

HOEGSBERG, Milena (2013). « If Not Workers, Who Would We Be? », dans Living Labor, sous la direction de Milena Hoegsberg et Cora Fisher, Høvikodden, Henie Onstad Kunstsenter; Berlin et New York: Sternberg Press. p 179.

EIELSEN, Marte (2013). « Kapitalismens limtube », Klassekampen, Oslo, Norvège, 23 mai 2013.

HORVEI, Maria (2013). « Hva skjedde med ni til fem? » Kunstkritikk, Norvège, 22 mai 2013.

BLOM, Ina (2013). « Arbeidstid », Artforum, mai 2013, p. 47-58.

RØED, Kjetil (2013). « Beyond the work », Kunstkritikk, International Edition, 27 juin 2013.

GINSON, Mandy (2012). « The Space of Observation », texte d’accompagnement de l’exposition The Space of Observation, Vancouver, 221A.

HIRSCH, Antonia (2011). « Copernican Skies », dans The Lights constellating one’s internal sky, Richmond, Richmond Art Gallery. Lien

BELMORE, Michael (2011). « The Problem with Peeling Potatoes », dans Peter Pete Systems: A Post-Fordist Love Story, Whitby: Station Gallery, p. 53-57 [En ligne]. Lien

HUGHES, Isabella E. (2011). « Sharjah Biennial 10 », ArtAsiaPacific, no 73 (mai-juin 2011), p. 134-135 [En ligne]. Lien

BATTISTA, Kathy (2011). « Sharjah Biennial 10 », Art Monthly, no 346 (mai 2011) p. 30-31 [En ligne]. Lien

MURCHIE, John (2010). « Stop, Look, & Listen. See What You Think », Richard Ibghy and Marilou Lemmens: Horse and Sparrow, Vernon, Vernon Public Art Gallery, 2010. Lien

PARK, Liz (2009). « What Moves Us: Moving Images, Bodies, Territories », dans What Moves Us, Vancouver, Western Front Media Arts, p. 8-36. Lien

HOPKINS, Candice (2007). « All that you remember », dans Green, Vancouver, Morris and Helen Belkin Art Gallery and the University of British Columbia. Lien

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Par les artistes

Écrits publiés

IBGHY, Richard & LEMMENS, Marilou (2015). « Notre dernier grand espoir », trad. de l’anglais par Colette Tougas, dans L’Avenir = (Looking Forward): BNL MTL 2014, sous la direction de Sylvie Fortin, Montréal, Biennale de Montréal et le Musée d’art contemporain de Montréal, p. 70-74.

IBGHY, Richard & LEMMENS, Marilou (2012). Tools that measure the intensity of passionate interests, Durham-Sud, Horse and Sparrow Editions.

IBGHY, Richard & LEMMENS, Marilou (2012). Spaces of Observation, Vancouver, 221A, centre d’artistes autogéré.

IBGHY, Richard & LEMMENS, Marilou (2012). «La géométrie du hasard », trad. de l’anglais par Le Merle: Cahiers sur les mots et les actes, vol. 1, no 1 (printemps 2012), p 7-15. Traduit de l’anglais par Simon Brown.

IBGHY, Richard & LEMMENS, Marilou (2011). « Beyond the Grave and Into the Future », dans Plot for a Biennial: Sharjah Biennial 10, edited by Ghalya Saadawi, Sharjah, Sharjah Art Foundation, p. 135-136.

IBGHY, Richard & LEMMENS, Marilou (2010). « Economies of Faith », C Magazine, no 108 (hiver 2010), p. 4-13.

IBGHY, Richard & LEMMENS, Marilou (2010). « Diagrams Concerning the Representation of Human Time », Pyramid Power, no 7 (printemps/hiver 2010), p. 9-12.

Conférences et entretiens en ligne

« Richard Ibghy and Marilou Lemmens, in conversation with Kate Mackay, in conjunction with the 27th Images Festival and the exhibition Is there anything left to be done at all? » Lien

IBGHY, Richard & LEMMENS, Marilou, « Our Last Greatest Hope ». Lien

« Video Interviews: Richard Ibghy and Marilou Lemmens: The Golden USB » entrevue avec VOX, centre de l’image contemporaine. Lien

« Video Interviews with Richard Ibghy and Marilou Lemmens, Hito Steyerl and Nicolas Grenier » La Biennale de Montréal : BNLMTL 2014, L’avenir (looking forward). Lien

« Arbeidstid (Work Time): Video Interview with Richard Ibghy and Marilou Lemmens » Henie Onstad Kunstsenter, Høvikodden, Norvège. Lien

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