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Lorenza Böttner : requiem pour la norme
Photo : Paul B. Preciado. Photo : Catherine Opie
Photo : Alexandre Baril. Photo : Marjorie Silverman

Programmes publics

À la manière de Lorenza : diversité fonctionnelle et désobéissance esthétique

Conférence de Paul B. Preciado

Samedi le 22 mai, 12 h 30
En anglais avec interpration ASL
Gratuit, en ligne sur Zoom

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Au début des années 1980, Lorenza Böttner, alors étudiante à l’École d’art de Kassel, a rédigé une thèse à propos d’artistes non conformes qu’elle a titrée de façon presque satirique : « Handicapé·e·e ? ! ». Questionnant le recours à une catégorie médicale dans le but d’unifier et d’identifier différentes pratiques d’artistes considéré·e·s comme handicapé·e·s, Lorenza a travaillé à créer une nouvelle perspective critique et à renouveler les conditions d’exposition afin que son travail puisse être vu et compris. Qui a le droit de représenter et d’exposer ? Dans quel contexte ont été produit·e·s et exposé·e·s les œuvres, les pratiques et les savoirs de ceux et celles qui ont été considéré·e·s comme « handicapé·e·s » ou de genre « non-binaire » ? Est-ce qu’une image peut conférer ou nier l’agentivité politique du corps ? Comment un corps peut-il construire une image afin de devenir un sujet politique ? Dans quel régime de représentation un corps peut-il se donner à voir en tant qu’humain ? Existe-t-il une distinction esthétique entre une image créée par la main et une autre créée par le pied ? Une telle distinction relève-t-elle plutôt d’un rapport de pouvoir ? À partir de l’art et de la pratique d’activiste de Lorenza Böttner, cette conférence porte sur la relation entre les récits institutionnels de l’histoire de l’art et les minorités somatopolitiques. Elle milite aussi pour une transformation radicale des conditions d’exposition et des discours critiques.

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Paul B. Preciado est philosophe et commissaire d’exposition. Il est un des penseurs contemporains les plus importants dans les études de genre, des politiques sexuelles et du corps. Boursier Fulbright, il a d’abord étudié à la New School for Social Research de New York, où il a été l’élève d’Agnes Heller et de Jacques Derrida. Puis il est devenu docteur en philosophie et théorie de l’architecture à l’Université de Princeton. Il a occupé les postes de commissaire des programmes publics à documenta 14 (Cassel / Athènes), directeur de recherche au Musée d’art contemporain de Barcelone (MACBA) et a enseigné la philosophie du corps et la théorie transféministe à l’Université de Paris VIII-Saint-Denis et à la New York University. Suivant les traces de Michel Foucault, Monique Wittig, Judith Butler et Donna Haraway, il est l’auteur de Manifeste Contra-Sexuel (2001), Testo Junkie, Sexe, drogues et biopolitique (2008), Pornotopie. Playboy et l’invention de la sexualité multimédia (2011), Un appartement sur Uranus (2019) et Je suis un monstre qui vous parle (2020), tous des références dans le champ de l’art et de l’activisme queer, trans et non-binaire. Il publie ses chroniques régulièrement dans Libération et Médiapart. Il est né en Espagne et vit à Paris.

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Vivre à l’intersection de la transitude et du handicap : l’art de Lorenza Böttner comme résistance au cisgenrisme et au capacitisme

Conférence Alexandre Baril 

Vendredi le 14 mai, 12 h 30
En français avec interprétation LSQ
Gratuit, en ligne
YouTube Zoom

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Les travaux s’intéressant aux intersections entre transitude (le fait d’être trans) et handicap et cisgenrisme (ou transphobie) et capacitisme sont rares. Il s’agit pourtant d’un sujet important puisqu’une proportion significative de personnes trans sont handicapées et que les violences subies par ce groupe vivant à l’intersection de deux oppressions sont dévastatrices. Aux États-Unis, 39% des personnes trans vivent avec un handicap ou une maladie chronique et au Canada ces chiffrent sont encore plus élevés. Cette présentation propose : 1) de constituer un état des lieux des travaux sur ces intersections; 2) d’analyser les barrières empêchant la théorisation de ces intersections; 3) d’offrir une analyse intersectionnelle des réalités trans et handicapés. Durant la période de questions et d’échanges avec le public suivant la conférence, il sera possible de discuter de ces intersections dans l’œuvre de Lorenza Böttner.

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Les travaux s’intéressant aux intersections entre transitude (le fait d’être trans) et handicap et cisgenrisme (ou transphobie) et capacitisme sont rares. Il s’agit pourtant d’un sujet important puisqu’une proportion significative de personnes trans sont handicapées et que les violences subies par ce groupe vivant à l’intersection de deux oppressions sont dévastatrices. Aux États-Unis, 39% des personnes trans vivent avec un handicap ou une maladie chronique et au Canada ces chiffrent sont encore plus élevés. Cette présentation propose : 1) de constituer un état des lieux des travaux sur ces intersections; 2) d’analyser les barrières empêchant la théorisation de ces intersections; 3) d’offrir une analyse intersectionnelle des réalités trans et handicapés. Durant la période de questions et d’échanges avec le public suivant la conférence, il sera possible de discuter de ces intersections dans l’œuvre de Lorenza Böttner.

Alexandre Baril est professeur agrégé à l’École de service social de l’Université d’Ottawa. Ses travaux, réalisés dans une perspective intersectionnelle, se situent à la croisée des études de genre, queer, trans, du handicap/crip/Mad, de la gérontologie critique et de la suicidologie critique. Auteur prolifique, il a publié notamment publié dans les revues Hypatia; Feminist Review; TSQ: Transgender Studies Quarterly; Sexualities; DSQ: Disability Studies Quarterly; Genre, sexualité & société; Recherches féministes.

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Lorenza Böttner : requiem pour la norme

Cette série de programmes publics accompagnent l’exposition Lorenza : requiem pour la norme, commissariée par le philosophe Paul B. Preciado. Présentée en galerie du 29 avril au 19 juin 2021.