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Projection
Moyra Davey, i confess

Moyra Davey, i confess, 2019. Image tirée du film. Avec l’aimable concours de l’artiste.

Dimanche 27 octobre 2019, 19 h 00

Cinémathèque québécoise
335 boul. de Maisonneuve E.
11$ / Billets
Événement Facebook

i confess fait se rencontrer trois auteurs: le romancier et essayiste James Baldwin, le révolutionnaire québécois Pierre Vallières et la philosophe politique Dalie Giroux. Une œuvre-essai, ancrée dans les thèmes émergents de la race, de la pauvreté et de la langue en Amérique du Nord, « i confess » a été initialement conçue comme une méditation sur le roman de Baldwin, Un autre pays, puis a plongé, de manière inattendue, dans les turbulences politiques séparatistes qui ont secoué le Québec dans les années 1960 et 1970. Ces événements sont examinés à travers le filtre des souvenirs d’enfance qu’en a conservés Davey.

La projection sera suivie d’une discussion entre Davey et Katrie Chagnon.

Moyra Davey est une artiste qui vit à New York dont le travail couvre les champs de la photographie, du film et de l’écriture. En plus de sa longue pratique photographique entamée à la fin des années 1970, elle a produit plusieurs œuvres filmiques et, tout récemment, Wedding Loop (2017), dans le cadre de sa contribution à documenta 14 à Athènes. Elle est l’auteure de nombreuses publications, dont Burn the Diaries et The Problem of Reading. Elle est aussi l’éditrice de Mother Reader: Essential Writings on Motherhood. Des institutions lui ont consacré d’importantes expositions individuelles : entre autres, le Portikus, à Frankfurt/Main (en 2017), la Bergen Kunsthall, en Norvège (en 2016), le Camden Arts Centre, à Londres (en 2014), la Kunsthalle de Bâle (en 2010) et le Fogg Art Museum de l’Université Harvard, à Cambridge, au Massachussets (en 2008). On trouve de ses œuvres dans d’importantes collections publiques, dont le Museum of Modern Art et le Metropolitan Museum of Art à New York, ainsi que le Tate Modern de Londres. On lui a octroyé le Prix de photographie Banque Scotia en 2018 et Anonymous was a Woman Award en 2004.

Katrie Chagnon détient un doctorat en histoire de l’art de l’Université de Montréal. Ses recherches portent principalement sur les théories et discours sur l’art, les approches psychanalytiques et féministes, et la phénoménologie. Sa thèse, intitulée De la théorie de l’art comme système fantasmatique : les cas de Michael Fried et de Georges Didi-Huberman, sera publiée en 2020 aux Presses de l’Université de Montréal. Katrie Chagnon est également active dans le milieu des arts et de la culture depuis une quinzaine d’années en tant qu’auteure, éditrice et commissaire d’exposition. De 2015 à 2018, elle a occupé le poste de conservatrice de recherche Max Stern à la Galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université Concordia, où elle a réalisé notamment plusieurs projets de commissariat et de publication. Elle est maintenant responsable de la direction artistique du magazine culturel Spirale et siège sur le comité de rédaction de cette revue, en plus de poursuivre ses activités académiques à titre de professeure associée au département d’histoire de l’art de l’UQAM.