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Mardi 28 février à 17 h 30

Odaya, groupe de tambours de femmes autochtones, répond à l’exposition sous la forme d’un concert

L’organisme à but non lucratif Odaya a vu le jour en janvier 2007 alors que ses membres fondatrices travaillaient au sein de l’Association des femmes autochtones du Québec à Kahnawake. Odaya est formée de jeunes femmes autochtones dynamiques, engagées et créatives puisant leur force à travers leur héritage ancestral. Elles souhaitent conscientiser la population quant aux diverses réalités vécues par les Autochtones et aux injustices engendrées par le colonialisme. Odaya travaille également à la création de ponts entre les différents peuples. Son mandat est de créer, de chanter et de célébrer la richesse des cultures des Premières nations, tout en appuyant divers projets et événements d’ordre social, culturel et artistique promouvant les droits des femmes et ceux des peuples autochtones.

Au cours des dernières années, les membres du groupe ont donné de nombreuses représentations au sein d’événements artistiques très diversifiés, le Festival Accès-Asie, le Festival Multi-Montréal, le Festival Présence Autochtone, le 400e anniversaire de la Ville de Québec, pour n’en nommer que quelques-uns. Elles participent également à plusieurs échanges artistiques et interculturels, elles ont notamment été invitées à participer à la Conférence internationale sur les arts pour la transformation sociale, qui s’est tenue aux Philippines en juillet 2011 de même qu’au Forum social mondial qui a eu lieu à Tunis en Tunisie en mars 2013.

À la Galerie, entrée libre

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Mardi 14 février à 17 h 30

Commentaire critique de Lindsay Nixon

Dans un texte récent rédigé pour Canadian Art, le critique et commissaire Richard William Hill demandait : « L’art autochtone était-il meilleur dans les années 1980 et au début des années 90 ? » Les initiatives similaires qui canonisent l’art autochtone ont amené une nouvelle génération d’artistes et d’historiens de l’art à répliquer : « meilleur pour qui ? » Les années 1980 et 1990 étaient une période creuse pour l’art autochtone queer, trans et two-spirit. Il ne s’agit pas seulement d’une question de représentation, mais aussi d’un enjeu de gouvernance autochtone et d’un signe de relations déséquilibrées. Quelles sont les identités que nous avons autorisées dans les galeries et celles que nous avons exclues ? Dayna Danger et Adrian Stimson sont deux des nombreux artistes autochtones qui créent à partir de leurs corps, de leurs genres et de leurs sexualités comme jamais auparavant dans les histoires de l’art autochtone. Danger et Stimson résistent avec audace aux frontières de ce que nous considérons être l’art autochtone, en réinstaurant leurs êtres, leurs corps, leurs genres, leurs sexualités et leurs vies reproductrices mis à mal par les institutions coloniales par le jeu, l’autoreprésentation et l’autodétermination sexuelle.

D’origine nehiyaw-saulteaux-Métis, Lindsay Nixon est commissaire, écrivain.e, organisateur.trice communautaire, et étudiant.e à la maitrise en histoire de l’art à l’Université Concordia. Lindsay est cofondateur.trice du Indigenous Arts Council et est également responsable de la rédaction de la revue mâmawi-âcimowak, consacrée à la littérature, à l’art et à la critique d’art autochtones. Nixon est aussi cofondateur.trice du Black Indigenous Harm Alliance. Des essais signés par Nixon ont été publiés dans Malahat Review, Room, GUTS et Briarpatch, entre autres. Nixon occupe présentement le poste de rédacteur.trice autochtone invité.e à la revue Canadian Art. Lindsay habite actuellement à Tio’tia:ke/Mooniyaang, territoire non cédé des peuples Haudenosaunees et Anishinabes (Montréal, QC).

La recherche de Lindsay explore la confluence des filiations, des identités et des communautés cries, anishinabes, et métisses dans les prairies du Canada colonial et le nord des États-Unis, par le biais de pratiques artistiques qui négocient l’hybridité culturelle. Son travail aborde aussi les enjeux contemporains de la relationnalité, de la filiation, et de l’amour à travers les pratiques artistiques féministes et indigènes.

En anglais

À la Galerie, entrée libre


Actes de souveraineté II

21 janvier au 1er avril 2017

Commissaire : Wanda Nanibush

Rebecca Belmore, Lori Blondeau, Dayna Danger, Robert Houle, James Luna, Shelley Niro, Adrian Stimson, Jeff Thomas