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RICHARD IBGHY & MARILOU LEMMENS
LA VIE MISE AU TRAVAIL
Richard Ibghy & Marilou Lemmens, Is there anything left to be done at all? (vue d'installation), 2014 - 2016. Avec l’aimable concours des artistes. Photo : Paul Litherland
Richard Ibghy & Marilou Lemmens, Standardized Regression Coefficients Predicting Team Performance, tirée de Each Number Equals One Inhalation & One Exhalation, 2016. Matériaux mixtes. Avec l’aimable concours des artistes. Photo : I. & L.
Richard Ibghy & Marilou Lemmens, The Many Ways to Get What You Want, 2011 - 2016. Vinyle, peinture latex. Avec l’aimable concours des artistes
Richard Ibghy & Marilou Lemmens. Real failure needs no excuse (2012). Vidéo HD, couleur, son. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours des artistes
Richard Ibghy & Marilou Lemmens. Real failure needs no excuse (2012). Vidéo HD, couleur, son. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours des artistes
Richard Ibghy & Marilou Lemmens, Visions of a Sleepless World (2014-2015). Installation : vidéo à 2 canaux, son et texte. Image tirée de la vidéo. Avec l’aimable concours des artistes

18 février au 16 avril 2016

Commissaire : Véronique Leblanc

Vernissage
Mercredi 17 février de 17 h 30 à 19 h 30

Événements
Pistes de réflexion
Essai

Plan de l’exposition

La pratique artistique de Richard Ibghy & Marilou Lemmens questionne les manières dont les sciences économiques et les théories du management représentent le monde. Elle aborde l’influence de la logique productiviste sur toutes les sphères de l’activité humaine.

Regroupant des œuvres réalisées depuis 2009, dont la toute récente installation Each Number Equals One Inhalation and One Exhalation, l’exposition pose un regard sur l’intériorisation de la productivité par les individus. Les installations, sculptures, vidéos et projets performatifs réunis par la commissaire Véronique Leblanc s’intéressent aux manières dont l’injonction de la performance affecte le corps – les gestes, la pensée, les attitudes, le langage – du point de vue du travail et de la vie, deux sphères qui tendent à se confondre au sein de ce que plusieurs chercheurs nomment le « capitalisme cognitif ». Le corps, dont les œuvres soulignent les dimensions physiologiques, subjectives et cognitives, est un élément central de la critique de l’idéologie néolibérale formulée par les artistes. Il est envisagé comme un lieu d’accomplissement des mécanismes de la productivité et comme un agent de leur désactivation.

La vie mise au travail est la première exposition d’envergure au Canada consacrée au travail de ces artistes qui ont exposés à la dernière Biennale de Montréal, L’avenir (Looking Forward) et tout récemment à la Biennale d’Istanbul, SALTWATER: A Theory of Thought Forms.

Cette exposition s’inscrit dans le cadre du Printemps numérique 2016.

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Le travail d’Ibghy & Lemmens a été présenté à la 14e Biennale d’Istanbul (Istanbul, 2015), à la Biennale de Montréal (Montréal, 2014), au 27e Images Festival (Toronto, 2014), à la Manif d’art 7 (Québec, 2014), à La Filature, Scène Nationale (Mulhouse, France, 2013-14), au Henie Onstad Kunstsenter (Høvikodden, Norvège, 2013), et à la 10e Biennale de Sharjah (Sharjah, E.A.U., 2011). Leurs œuvres ont récemment fait l’objet d’expositions individuelles à VOX, Centre de l’image contemporaine (Montréal, 2014), Trinity Square Video (Toronto, 2014), La Bande Vidéo (Québec, 2014), Monte Vista Projects (Los Angeles, 2012) et à la G Gallery (Toronto, 2012). Leurs projets et textes ont été publiés par Sternberg Press, Le Merle, C-magazine, New Social Inquiry, et Pyramid Power. Ils ont publié deux livres d’artistes Tools that Measure the Intensity of Passionate Interests (2012) et Spaces of Observation (2012). Richard Ibghy et Marilou Lemmens vivent et travaillent à Montréal et à Durham-Sud, Canada.

Véronique Leblanc est commissaire indépendante, auteure et chargée de cours en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal. Elle s’intéresse aux pratiques contextuelles, processuelles et relationnelles ainsi qu’aux liens qui se tissent entre art, éthique et politique. Une part importante de sa démarche est basée sur l’analyse de pratiques performatives et collaboratives qui abordent les questions de l’altérité et du vivre-ensemble dans un contexte de mondialisation. Lauréate du Prix John R. Porter 2015 remis par la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec pour ses essais sur Emmanuelle Léonard et Artur Żmijewski, elle contribue régulièrement à des publications en art actuel. Détentrice d’une maîtrise en études des arts de l’Université du Québec à Montréal, elle vit et travaille à Montréal.