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SPECULATIONS. RISQUER L’INTERPRÉTATION
Vue d'installation, Speculations. Risquer l’interprétation, Galerie Leonard & Bina Ellen, Université Concordia. Artworks by Adrian Norvid, Tim Clark, Kent Monkman. Photo : Paul Litherland
Paul Litherland, B-Side William Raphaël – Ellen Art Gallery, 2014, photographie couleur. Avec le concours de l’artiste.

18 novembre 2014 au 31 janvier 2015

Commissaire : Mélanie Rainville

Raymonde April, Sophie Bélair Clément, Caroline Boileau, Tim Clark, Sorel Cohen, Brendan Fernandes, Leisure Projects, Paul Litherland, Kent Monkman, Adrian Norvid, Rober Racine, Larry Rivers, Philip Surrey

Vernissage
Samedi 15 novembre de 16 h à 18 h

Volet 1 : 18 – 29 novembre 2014
Volet 2 : 9 décembre 2014 – 10 janvier 2015
Volet 3 : 20 – 31 janvier 2015

Événement
Pistes de réflexion

L’exposition évolutive Speculations. Risquer l’interprétation est composée de trois volets présentant différentes interprétations et mises en espace d’un même corpus d’œuvres. Modernes et contemporaines, ces œuvres produites par une quinzaine d’artistes sont issues de la collection de la galerie et incluent plusieurs acquisitions récentes.

Cette méthodologie atypique dans le milieu muséal permet d’observer le travail d’interprétation d’œuvres réalisé par les créateurs d’expositions et ses principaux enjeux, soit l’intégrité et l’intelligibilité des œuvres. Elle reflète des préoccupations commissariales récurrentes, mais rarement abordées directement : quels sont les effets de l’interprétation d’une œuvre ? Est-il possible d’échapper à l’instrumentalisation ? À quel moment l’interprétation devient-t-elle surinterprétation ou mésinterprétation ? Cette étude de cas propose d’explorer les frontières mobiles entre l’approprié et l’inapproprié afin de développer un discours équilibré entre des intentions d’artistes et des interventions de commissaire.

Cette mise en abyme de l’acte richement polysémique d’interpréter une œuvre interroge également les facultés mémorielles des publics face à une surenchère d’informations. Elle les invite à évaluer leur capacité d’engagement envers un lieu de diffusion ou un projet commissarial, de même que leur capacité à se remémorer un contenu d’exposition devenu inaccessible. En outre, elle offre une occasion de réfléchir au degré de facilité avec lequel il est possible de renouveler le regard porté sur une œuvre, surtout lorsqu’elle a été largement exposée et documentée, et de mesurer le crédit accordé à l’énième interprétation d’une création artistique.

Speculations. Risquer l’interprétation révèle la complexité des œuvres choisies, la malléabilité des interprétations dont elles font l’objet, ainsi que quelques conséquences de la fixation d’une interprétation par le médium de l’exposition. Elle rappelle qu’il n’existe pas qu’une seule interprétation juste des œuvres et que, conséquemment, le commissariat d’exposition est de nature spéculative.