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STOP.
Simone Jones & Lance Winn, Knock, (2007). Image de la vidéo à partir de l'installation vidéo.
Avec l’aimable autorisation The Banff Centre.

25 janvier au 1er mars 2008

Christof Migone, commissaire invité de l’art contemporain, 2007-2008

Patrick Beaulieu (Montréal), Simone Jones & Lance Winn (Toronto / Wilmington, Delaware) Thérèse Mastroiacovo (Montréal), Charlemagne Palestine (New York), Samuel Roy-Bois (Vancouver), Helen Tak (Gothenburg, Suède)

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START

START STOP. est un projet de commissariat en deux volets, portant sur la rhythmicité, organisé par Christof Migone. Ce projet présente et analyse diverses manifestations de la continuité et de la discontinuité, de la finitude et de l’infinitude.

STOP., le terminus déterminé, le déclin qui se dirige vers la cessation – le dernier souffle. STOP., suivi d’un point qui ajoute une fermeture au monde saisissant. STOP. se penche sur des stratégies de résolution et de conclusion sous la forme d’un regroupement hétérogène d’œuvres qui placent le spectateur devant la limite entre le fini et l’infini. Les installations, objets et vidéos présentés dans le cadre de STOP. proposent des point-limites et mettent en scène des fins de parties. La présence de cadavres et la discussion sur la prise au piège et la mortalité sont abordées avec une irrévérence implicite et incongrue. Que ce soit pour marquer l’ultime fin ou la suspension momentanée, STOP. agit comme l’instantané d’un rythme incessant. L’exposition regorge de répétitions et de multiplicités, appelant l’abondance plutôt que la pénurie.

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En entrant dans la galerie, le visiteur est placé devant une phrase répétée, empilée. Untitled (John Baldessari, 1972) (2002 – en cours), de Thérèse Mastroiacovo, présente une pile de feuilles portant la célèbre déclaration de Baldessari, I will not make any more boring art (Je ne ferai plus d’art ennuyant); le qualificatif a été gommé et prend la forme d’un tas. Avec l’installation J’ai entendu un bruit, je me suis sauvé (2003), Samuel Roy-Bois propose une chambre à l’intérieur d’une chambre dans l’espace principal de la galerie. La surface de la pièce intérieure est entièrement percée de trous, ponctuant d’une manière poignante le brouillage entre le dedans et le dehors. Knock (2006), de Simone Jones et Lance Winn, subvertit le cadrage frontal conventionnel de la projection vidéo : l’œuvre explore l’espace représenté sur plusieurs surfaces, acquérant ainsi un volume virtuel du fait qu’elle est en mouvement. Dans Bruissement (2007) de Patrick Beaulieu, une feuille d’arbre délicate et solitaire s’anime subtilement, presque imperceptiblement. Elle donne de faibles signes de vie au milieu d’une lourde atmosphère funèbre. Le film d’animation d’Helen Tak intitulé The Beginning (2004) accentue davantage cette ambiance nocturne. Le film aux scènes principalement désertes accorde le premier rôle aux éléments sonores, avec les tonalités pénétrantes et vibrantes qui habitent les espaces décrits. La trajectoire de l’exposition se termine sur un piège constitué par deux œuvres vidéo de Charlemagne Palestine. Island Song et Island Monologue (datant toutes deux de 1976) mettent en scène un périple performatif perclus d’angoisse, ponctué par le refrain I gotta get out of here! (Il faut que je sorte d’ici!). Confiné par l’île, le brouillard et ses propres démons psychologiques, le protagoniste garde cependant espoir, même faiblement, au terme de son odyssée : I don’t know where to go… I guess I’ll just stand here (Je ne sais pas où aller… Je pense que je vais simplement rester debout ici).

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La Galerie Leonard & Bina Ellen remercie le Conseil des Arts du Canada de son soutien à la programmation contemporaine.