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IGNITION 9
Rosika Desnoyers, D’après Jan Vermeer, La Dentellière (vers 1669-1670), 2008.
Avec l’autorisation de l’artiste.
Bogdan Stoica, Shepherd, 2008. Image tirée de la vidéo.
Avec l’autorisation de l’artiste.
Andrea Szilasi, Squat Cage (black and white), 2013. Épreuve numérique, papier, photographie Polaroid.
Avec l’autorisation de l’artiste.
Sandra Smirle, Outlook, 2012. Image tirée de la vidéo.
Avec l’autorisation de l’artiste.
Dayna Danger, Derby Girls, 2011. Épreuve à développement chromogène.
Avec l’autorisation de l’artiste.
Eugénie Cliche, L’arche, 2012. Broderie, fil de coton sur lin.
Avec l’autorisation de l’artiste.
David Butler, The Dead Man Drifted Along in the Breeze, 2013. Image tirée de la vidéo.
Avec l’autorisation de l’artiste.
Véronique Chagnon-Côté, Feuillage II, 2012. Acrylique sur toile.
Avec l’autorisation de l’artiste.
Jinyoung Kim, The Playground, 2012. Épreuve à développement chromogène.
Avec l’autorisation de l’artiste.

IGNITION est une exposition annuelle qui présente le travail d’étudiants de maîtrise au programme Studio Arts de l’Université Concordia et au programme de doctorat en Humanities. Cette manifestation est une occasion unique pour une génération d’artistes en devenir de présenter des œuvres d’envergure et interdisciplinaires dans le contexte professionnel d’une galerie au profil national et international. Ces étudiants travaillent en collaboration avec l’équipe de la galerie afin de produire une exposition qui rassemble des œuvres critiques, innovatrices et expérimentales permettant d’explorer et de réfléchir sur divers médias et pratiques. Œuvrant dans une grande variété de médias, les artistes de cette année explorent une vaste gamme de sujets à travers un tout aussi vaste éventail de médias, de la peinture à la sculpture en passant par la broderie, la photographie, la vidéo et l’installation.

Eugénie Cliche crée des scénarios non conventionnels, à la limite du ludique et du dérangeant, au moyen de ce qu’elle appelle de la photobroderie, brodant sur des images numériques traitées dans Photoshop de membres de sa famille. Dans sa série photographique intitulée Bad Girls, Dayna Danger transforme des figures féminines archétypales, souvent liées au scandale et à la honte, pour en faire des protagonistes forts qui vivent pleinement leur sexualité et qui s’éloignent des conventions sociales. Rosika Desnoyers plonge dans l’histoire matérielle de la broderie à petit point, une forme d’art amateur souvent méprisé qui jadis était pratiqué très largement par les Européennes.

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Jinyoung Kim photographie le retour de son père en Corée du Sud après dix ans d’absence, le faisant poser devant diverses toiles de fond qui évoquent subtilement l’intensité de l’expérience. Dans son projet à multiples facettes intitulé Kaval, Bogdan Stoica explore la flûte traditionnelle de l’Europe de l’Est en tant que métaphore complexe de l’expérience migratoire et de l’identité culturelle en continuelle transformation.

Puisant au texte de l’artiste Robert Smithson « A Tour of the Monument of Passaic, New Jersey », traitant d’une excursion depuis Manhattan vers la banlieue en 1966, David Butler se sert de Google Street View pour refaire le légendaire trajet, métamorphosant des éléments temporels et spatiaux. Utilisant le regard comme point focal dans sa vidéo, Sandra Smirle étudie l’impact de la réalité intermédiée en cette ère de surveillance constante.

Andrea Szilasi juxtapose des photos d’équipement de musculation et des œuvres picturales empruntées à des livres d’histoire de l’art occidental, générant des environnements surprenants par l’intermédiaire de ces différentes esthétiques et formes. Véronique Chagnon-Côté travaille le paysage en peinture, mettant en scène des jardins et des végétations luxuriants qui soulignent le désir humain de contrôler et de contenir le monde naturel.

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Le programme contemporain de la Galerie Leonard & Bina Ellen bénéficie du soutien du Conseil des arts du Canada. 

La Galerie et les artistes remercient Hexagram ainsi que le CDA pour leur soutien technique.

Avec le support du Frederick and Mary Kay Lowy Art Education Fund.

Les œuvres présentées dans cette édition d’IGNITION ont été sélectionnées par jake moore, directrice de la Galerie FOFA, et Michèle Thériault, directrice de la Galerie Ellen.

Artists

David Butler

David Butler est un artiste installé à Montréal depuis 1994, année où il quitte l’Ontario. Actuellement étudiant à la maîtrise en sculpture, il s’inspire, pour sa pratique multidisciplinaire, de ses études antérieures en linguistique, histoire de l’art et photographie. Ses œuvres récentes sont présentées au Centre Canadien d’Architecture, à la Galerie Lilian Rodriguez et dans le cadre d’Art Souterrain.

S’intéressant au thème des ruines, David Butler explore la culture matérielle dans la transformation qu’elle subit au travers des technologies numériques émergentes. Puisant dans les méthodologies propres à l’architecture, la muséologie et l’archéologie, son travail traite des incidences de la numérisation sur notre compréhension de l’histoire et notre rapport au monde physique qui nous entoure.

L’ŒUVRE

The Dead Man Drifted Along in the Breeze, 2013
Vidéo, 11 min

The Dead Man Drifted Along in The Breeze revisite la déambulation de Robert Smithson, A Tour of The Monuments of Passaic, New Jersey et la présente à travers la technologie de Google Street View; un paysage troublant d’images étirées et soudées avec « des lignes de la taille de rues, des carrés et des blocs de la taille de bâtiments.1 »

1 Traduction d’un extrait de Robert Smithson, A Tour of the Monuments of Passaic, New Jersey, Nancy Holt (dir.), The Writings of Robert Smithson, New York, New York University Press, 1979, p. 56.

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  • en quoi cette œuvre revisite le travail de l’artiste Robert Smithson ;
  • l’origine et le statut de l’image et les raisons pour lesquelles ce sont des éléments importants de cette œuvre.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

David Butler, site internet : www.davidbutlerworks.com

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Véronique Chagnon-Côté

Véronique Chagnon-Côté vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’université du Québec à Montréal (2009). Elle est actuellement étudiante à la maîtrise en beaux-arts à l’Université Concordia. Ses œuvres ont fait l’objet d’une exposition solo à la Galerie B-312 (2011).

La peinture que je réalise est une exploration de l’espace où sont réunis plusieurs éléments picturaux au travers de multiples couches de matière. Cette peinture est construite : lignes, aplats, angles et points de fuite se superposent pour former un lieu imaginé. Il s’agit de paysages ambigus et utopiques, à la fois intérieurs et extérieurs, où la nature côtoie la structure, le mur, l’ouverture. Les notions de construction et de déconstruction de la peinture, d’espaces multiples et de transformation sont des thèmes qui reviennent constamment dans mon travail.

LES ŒUVRES

Les bois, 2013
Acrylique sur toile

Le feu, 2012
Acrylique sur toile

Feuillage II, 2012
Acrylique sur toile

Feuillage III, 2013
Acrylique sur toile

L’arbre, 2012
Acrylique sur toile

Cette série se concentre sur l’idée du jardin comme lieu appartenant à la nature et à l’homme. Le jardin est un lieu clos, un aménagement, une structure où l’homme a choisi d’organiser la nature. « (…) les arbres sont taillés, ils forment, le long des bois farouches, une haie de protection à mi-chemin d’appartenir à la sauvagerie, à mi-chemin déjà de prendre forme humaine.1 ».

1 Anne Cauquelin, L’invention du paysage, Paris, PUF, Quadrige, 2000, p. 118.

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  • l’angle sous lequel cette œuvre traite de l’espace et du paysage ;
  • les notions de construction et de déconstruction en peinture.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Véronique Chagnon-Côté, site internet : www.veroniquechagnoncote.com

Complot 7, Déjà Vu (2010). Complot, UQÀM, Montreal.

DELGADO, Jérôme (2010). Pièges et complots, Le Devoir, 13 mars.

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Eugénie Cliche

Eugénie Cliche vit et travaille à St-Lambert. À ce jour, sa vidéographie a été présenté dans divers lieux de diffusions et festivals au Québec et au Canada ainsi qu’à l’étranger tel qu’en Europe, en Afrique du Nord, en Amérique Centrale, en Amérique du sud et en Asie. Eugénie Cliche est co-fondatrice et membre active du collectif Les Fermières Obsédées, qui insuffle depuis 2001, une indiscipline au genre de l’action action. Cliche est plusieurs fois boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada.

Depuis les dix dernières années, je construis un univers imagé et débridé qui confond performance, cinématographie, photographie et broderie. Alliant le ludique, le dérisoire, l’ironique et le pathétique à une certaine violence, mon travail fait référence tant à la cinématographie qu’à la culture de masse et à la mémoire collective. La subversion des identités exposées marque une prise de position qui prend au piège le spectateur. Cette machination digère les modes et l’époque, en suggérant une histoire derrière les apparences, montrant les coulisses de l’icône.

L’ŒUVRE

L’arche, 2012
Dix broderies, fil de coton sur lin

Dans toutes les broderies qui font partie du corpus intitulé L’arche, une narration s’opère, proposant des histoires inusitées dont le spectateur se fait le maître d’oeuvre. Ces histoires sont inspirées des liens de la fratrie, de la hiérarchie au sein d’une famille, des personnalités de chacun.

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  • l’utilisation que fait l’artiste du récit ;
  • la broderie en tant que technique et sa contribution à la narration développée dans cette œuvre.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Eugénie Cliche, site internet : www.eugeniecliche.com

LOUBIER, Patrice et André-Louis PARÉ (2008). La biennale de Québec : Manif d’art 3. Québec: Manifestation international d’art de Québec.

OUELLET, Geneviève (dir.) (2008). Orange como como. Saint-Hyacinthe: Expression, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe.

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Dayna Danger

Dayna Danger est une artiste de la relève qui a grandi à Winnipeg et qui vit actuellement à Montréal, où elle termine une maîtrise en arts plastiques à l’Université Concordia. En 2010, elle obtient un baccalauréat avec mention de l’école des beaux-arts de la University of Manitoba. En 2011, Danger participe à l’Aboriginal Studio Work Study Program in Visual Arts au Banff Centre. Au cours de l’hiver 2012, elle participe également à Trading Post, programme de résidence autochtone dirigé par Candice Hopkins, toujours au Banff Centre.

Ma pratique englobe la photographie numérique, la sculpture, l’installation et la performance, au service d’une nouvelle lecture de l’histoire et des traditions. Je m’intéresse notamment au patriarcat, au féminisme, à la religion, au genre, au fétichisme et à l’animal. La photographie numérique nourrit mon œuvre. Grâce au montage numérique, je pervertis la notion de réalité dans la photographie au profit d’une vérité de substitution, un récit féminin pluraliste. La facilité d’accès de cette technique me permet de réinterpréter les genres éminemment masculins que sont la peinture et la photographie historiques.

L’ŒUVRE

Bad Girls, 2009 – en cours

The Outlander, 2011
Épreuve à développement chromogène

Pandora, 2011
Épreuve à développement chromogène

Derby Girls, 2011
Épreuve à développement chromogène

Mon éducation catholique m’a inculqué des idées sur ce que doit être une femme respectable, comment elle se comporte, son apparence, la manière dont on la représente. En m’inspirant de la Renaissance et de la peinture historique, je crée des images mythologiques et allégoriques de femmes à travers l’histoire, avec une perspective rebelle et sexuelle. Ces femmes me fascinent, car leur parcours les classe parmi les « filles de mauvaise vie ». Mes images interpellent le spectateur sur le bien fondé d’une perception négative des femmes que je représente. Le recours aux allégories et aux mythes me permet de présenter des personnages féminins archétypaux de l’histoire dans un contexte nouveau, où la femme incarne puissance et contrôle.

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  • les types d’images qui servent de référence dans cette œuvre ;
  • les questions que celle-ci soulève concernant la représentation, et la manière dont elles sont posées.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Dayna Danger, site internet : www.daynadanger.com

DIMANNO, Corrie (2011). It’s Time to get Dangerous, Banff Crag and Canyon. 6 juillet.

WERIER, Leah (2010). So Bad, it’s Good, The Manitoban, 26 janvier.

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Rosika Desnoyers

Rosika Desnoyers est une artiste en art visuel de formation universitaire ayant l’expérience du travail dans les musées, au Canada et aux É.-U. En décembre, elle a soutenu sa thèse au programme de doctorat en sciences humaines et se consacre actuellement à sa pratique artistique et à des recherches post-doctorales.

Interdisciplinaire et bâti autour d’un postulat inhérent à une pratique artistique sur l’utilisation et la compréhension de la broderie picturale, mes travaux de doctorat s’intéressent à l’apparition de la méthode de Berlin. Ce processus comprend la création de micro-archives relatives aux matériels, artéfacts et œuvres liés à la recherche. Le doctorat a été pour moi un moyen de construire une pratique artistique intégrant une critique réflexive propre des régimes disciplinaires en matière de recherche-création contemporaine.

L’ŒUVRE

Excerpt from a micro-archive, c. 1750-aujourd’hui
Techniques mixtes

Ma thèse de doctorat se veut une investigation généalogique d’une pratique culturelle spécifique qui est située au carrefour de plusieurs forces historiques et qui définit la tapisserie à l’aiguille (needlepoint) comme objet de discours. Cette thèse offre une perspective inédite de la tapisserie à l’aiguille (needlepoint) comme pratique qui opère entre la spécificité historique et la sédimentation temporelle de regards disciplinaires. Excerpt from a micro-archive est inspiré par mes recherches de doctorat.

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  • le rôle joué par la broderie dans cette œuvre et comment elle est abordée en tant que pratique ;
  • la notion d’archives et son fonctionnement dans cette pièce.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

LÉGER, Marc James (à paraître). Homo Academicus Curatorius: Millet Matrix as Intercultural Paradigm, On Curating, en ligne.

LÉGER, Marc James (2011). An Interview with David Tomas Concerning his Recent Collaboration with Rosika Desnoyers, Part I, ETC, revue de l’art actuel no. 93, p. 42-46.

TOMAS, David (2009). Programming and Reprogramming Artworks: A Case of Painting and Practicing Conceptual and Media Art by Other Means, Intermédialités no. 13, p. 89-113.

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Jinyoung Kim

Jinyoung Kim est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’OCAD University à Toronto et étudie actuellement à la maîtrise à l’Université Concordia. Ses œuvres sont présentées à la John B. Aird Gallery, à Toronto, au Living Arts Centre, à Mississauga et aux galeries Les Territoires et Lilian Rodriguez à Montréal.

Elle se sert de son expérience personnelle d’immigration comme tremplin pour ses projets artistiques. Les œuvres qu’elle crée prennent plusieurs formes pour exprimer les processus des transformation reliés à l’identité personnelle et à la relation à la société. Elle cherche a construire une métaphore visuelle qui fasse écho, tant formellement que conceptuellement, à l’expérience émotionnelle et psychologique. Dans ses projets photographiques, elle allie documentaire et fiction.

LES ŒUVRES

The Fathers in Sanctuary, 2012

The Playground, 2012
Épreuve à développement chromogène

The Playground II, 2012
Épreuve à développement chromogène

Hibiscus and Bridge, 2012
Épreuve à développement chromogène

The Fathers in Sanctuary raconte une histoire de paternité, influencée par les expériences d’un émigrant. Mon père est retourné brièvement en Corée du Sud à l’été 2011, pour rendre visite à ses parents et à sa famille pour la première fois depuis son installation au Canada. Je l’ai accompagné dans ce processus de réunion. Chaque instant était très chargé d’émotion, d’attentes et d’une dimension d’absolution, en même temps, ces journées ont été semblables à toutes autres. Mon idée est d’illustrer la signification de cette expérience particulière de la vie de mon père sur deux générations de sa vie, à travers des portraits de lui sous les traits évolutifs de l’homme qu’il a été tout au long de ma vie, ainsi que sous ceux des hommes différents qu’il a été dans le contexte de son lieu d’origine, son point d’ancrage psychologique.

Onion, 2013
Épreuve à jet d’encre

Au travers de l’action implicite de la reconstruction d’un oignon, en recousant ensemble les peaux effilochées, Onion traite du deuil d’une perte et du processus de rajeunissement.

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  • la recherche menée par l’artiste sur la relation entre immigration et identité ;
  • le langage visuel utilisé.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Jinyoung Kim, site internet : www.jinyoungkim.net

Clément, Éric (2013). Le corps et le paysage : les lentilles de Concordia, La Presse, 30 mars.

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Sandra Smirle

Après un baccalauréat en beaux-arts à l’Université Concordia, Sandra Smirle retourne à Toronto, sa ville d’origine, pour y mener une pratique pluridisciplinaire. Depuis, qu’elle soit à Paris ou « débranchée » sur la côte ouest du Canada, elle est constamment occupée à de nouveaux projets, toujours plus ambitieux. Ses œuvres sont présentées dans le cadres d’expositions individuelles et collectives, et figurent dans des collections privées et institutionnelles au Canada, en Australie et en Europe. Le travail de Smirle est également évoqué dans The Map as Art: Contemporary Artists Explore Cartography (Princeton Architectural Press, 2009).

Je m’intéresse actuellement aux questions de surveillance, de surveillance des données et de « société de l’observation », dans laquelle la peur de la perte de vie privée se conjugue aux perceptions d’une sécurité renforcée. La surveillance publique et participative (moins de technologie, plus une façon de voir) dans notre culture contemporaine quotidienne est de nature à rendre le consommable plus contrôlable et le protecteur plus puissant.

L’ŒUVRE

Outlook, 2012
Vidéo, 26 min 13 s

Outlook est un document vidéo de 25 minutes : la cartographie d’un moment charnière dans la vie de ma fille à l’âge de 10 ans. Il se compose de cinq portraits vidéos distincts. Pour chacun, M s’est assise pour deux périodes de cinq minutes, seule dans une pièce avec un chronomètre, une fois sous l’œil de la caméra et l’autre alors qu’elle-même regardait les images en direct. Le résultat est une interaction entre conscient et inconscient, un dialogue avec elle-même, étant simultanément regardeuse et regardée

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  • les différents éléments constitutifs de cette œuvre et le rôle joué par chacun ;
  • les notions de regard et leur incarnation dans l’œuvre.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Sandra Smirle, site internet : www.sandrasmirle.com

VAUGHAN, RM (2010). St. Jamestown without stereotypes. What a relief, The Globe and Mail, 27 novembre.

WHYTE, Murray (2011). View from above: Sandra Smirle’s Like/Unlike at Loop, The Toronto Star, 24 mars.

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Bogdan Stoica

Bogdan Stoica est titulaire d’un baccalauréat en production cinématographique et en photographie de l’Université Concordia, établissement où il est actuellement inscrit à la maîtrise (en photographie). Son travail est présenté en Roumanie et au Canada, dans le cadre d’expositions collectives et individuelles. L’œuvre de Bogdan Stoica porte d’abord sur les questions de changements culturels et les inévitables pertes vécues en matière d’identité lorsque l’environnement se transforme. L’artiste joue à la fois sur le désir de s’extraire de sa véritable situation culturelle et sur l’incapacité pour certains éléments constitutifs de la culture à résister aux changements.

L’ŒUVRE

Kaval, 2012
Sans titre, 2012
Sans titre, 2012
Sans titre, 2012
Sans titre, 2012
Sans titre, 2012
Épreuves à jet d’encre

Sans titre, 2012-2013
Sans titre, 2012-2013
Bois

Five Songs for Kaval, 2012 – 2013
Enregistrement audio, 10 min

Shepherd, 2008
Vidéo, 2 min 30 s

Le projet Kaval est une « ode » à un instrument de musique presque disparu, une flûte de berger antique. Au cours des deux derniers millénaires, cet instrument a voyagé d’Asie en Europe de l’Est et s’est adapté à une multitude de cultures qui l’ont adopté. grâce à la photographie, à la vidéo et au son, son univers est réinterprété, une fois de plus.

EXPLOREZ

  • l’identité culturelle et son évolution ainsi que la façon dont l’œuvre aborde ces sujets ;
  • le son et sa contribution à Kaval.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Bogdan Stoica, site internet : www.bogdanstoica.com

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Andrea Szilasi

Andrea Szilasi vit et travaille à Montréal. Après un baccalauréat en études cinématographiques et en langue et littérature françaises à la University of Toronto, elle revient à Montréal, où elle obtient baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia. Elle poursuit actuellement des études de cycles supérieurs en photographie à l’Université Concordia. Son travail est présenté lors d’expositions individuelles et collective à travers le Canada, au Mexique et en Europe. Ses œuvres figurent dans les collections du Musée canadien de la photographie contemporaine et du Musée national des beaux-arts du Québec, ainsi que dans des collections privées. Andrea Szilasi est représentée par la Galerie Joyce Yahouda.

Je suis fascinée par la représentation du corps humain en photographie, et en particulier par la manière dont notre interprétation de l’être humain est façonnée par les conventions formelles inhérentes à chaque type de représentation. Ma pratique alterne photographie et collages d’images récupérées. À travers les années, j’ai réalisé des collages qui recombinent des images de sources variées dans le but de « rendre incertain » la signification originale de la photographie. J’ai exploré des genres allant des portraits de studio en noir et blanc à l’éclairage dramatique des années 1950 aux doubles pages centrales en couleur aux tons chauds et au flou artistique.

LES ŒUVRES

Squat Cage (black and white), 2013
Épreuve numérique, papier, photographie Polaroid

StairMaster, 2013
Épreuve numérique, page de livre

Squat Cage (with Vasarely and opera), 2013
Épreuve numérique, page de livre

Pour IGNITION, je présente trois collages récents qui allient photographies d’équipement de musculation Atlantis et photos de petite taille, collages et images trouvées de livres d’histoire de l’art. Je me sers des machines comme formes géométriques qui renferment ou supportent une figure effectuant un mouvement mécanique. Le technique rudimentaire de collage que j’emploie attire l’attention sur la photographie en tant qu’objet matériel et au raccordement délibéré de deux mondes sans rapport l’un à l’autre.

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  • la représentation du corps humain et la réflexion que propose l’œuvre sur le sujet;
  • l’intégration par l’artiste d’images d’histoire de l’art récupérées par la technique du collage.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

LANDRY, Pierre (2010). L’éclatement des frontières, 1965-2000. Esther Trépanier (dir.), Femmes artistes du XXe siècle au Québec, Québec : Musée national des beaux-arts du Québec.

LAMARCHE, Bernard (2003). Familiarités déboussolées, Le Devoir, 9 août.

DAGENAIS, Francine (1998). Andrea Szilasi, CV Photo no. 44, p. 15-22.

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