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Constitutions
Rajayshri Goody,What Is the Caste of Water?, 2017. Verres remplis de Panchagavya. Avec la permission de l’artiste

3 novembre 2021 – 22 janvier 2022

CONSTITUTIONS

Rajyashri Goody, Sohrab Hura, Sajan Mani, Prajakta Potnis, Birender Yadav

Commissaire : Swapnaa Tamhane

En 2022, l’Inde célébrera 75 ans de décolonisation. Entre 1949 et 1950, durant le processus de rédaction de la Constitution indienne, l’homme politique Bhimrao Ambedkar, président du comité, a imposé l’inclusion d’un article prohibant la discrimination à l’égard de ceux et celles qu’il a nommé.e.s « les Intouchables de l’Inde », ou ceux et celles considéré.e.s comme exclus.e.s de quatre castes déterminées par le Manusmriti, l’ancien livre de loi. Les principes inclus par Ambedkar sont rognés par la subjugation quotidienne qu’exercent sur les Dalits et les musulman.e.s le gouvernement Modi et le parti B.J.P., que l’on appelle la « terreur safran » en raison de la couleur des vêtements portés par ses membres. L’apartheid produit par les castes et la violence envers les femmes en particulier se répètent sans répercussions dans un pays qui s’enfonce dans l’hindutva, ou le nationalisme hindou, contraire à l’État laïque qui avait été fondé.

L’exposition « Constitutions » présente le travail de cinq artistes de l’Inde qui critiquent l’oppression créée par la discrimination des castes et par le travail. Dans sa pratique et ses performances, Sajan Mani fait l’expérience de l’émancipation et de l’autoreprésentation en observant le non humain comme un moyen d’échapper à son « corps noir dalit ». Rajyashri Goody transforme le Manusmriti en pulpe avec laquelle elle recouvre des étagères. Prajakta Potni utilise la mousse comme un leitmotiv en référence à son oncle qui a travaillé dans une usine de détergent toute sa vie pour découvrir quarante plus tard que des bulles se formaient sur ses poumons. Les photographies et les vidéos de Sohrab Hura retracent des communautés vivant le long des côtes du pays auxquelles il superpose une vertigineuse quantité d’images tirées des réseaux sociaux et des actualités post-vérité. Les dessins au pastel de Birender Yadav, produits durant le confinement, transforment les corps en outils, et les outils en corps. Cette exposition explore les constitutions du corps et de l’État et comment ils sont imbriqués l’un à l’autre compte tenu de la complexité d’instaurer la justice et l’égalité comme fondations des sphères économique, sociale et politique alors que le gouvernement actuel étouffe tranquillement la plus grande démocratie du monde.

En 2022, l’Inde célébrera 75 ans de décolonisation. Entre 1949 et 1950, durant le processus de rédaction de la Constitution indienne, l’homme politique Bhimrao Ambedkar, président du comité, a imposé l’inclusion d’un article prohibant la discrimination à l’égard de ceux et celles qu’il a nommé.e.s « les Intouchables de l’Inde », ou ceux et celles considéré.e.s comme exclus.e.s de quatre castes déterminées par le Manusmriti, l’ancien livre de loi. Les principes inclus par Ambedkar sont rognés par la subjugation quotidienne qu’exercent sur les Dalits et les musulman.e.s le gouvernement Modi et le parti B.J.P., que l’on appelle la « terreur safran » en raison de la couleur des vêtements portés par ses membres. L’apartheid produit par les castes et la violence envers les femmes en particulier se répètent sans répercussions dans un pays qui s’enfonce dans l’hindutva, ou le nationalisme hindou, contraire à l’État laïque qui avait été fondé.

L’exposition « Constitutions » présente le travail de cinq artistes de l’Inde qui critiquent l’oppression créée par la discrimination des castes et par le travail. Dans sa pratique et ses performances, Sajan Mani fait l’expérience de l’émancipation et de l’autoreprésentation en observant le non humain comme un moyen d’échapper à son « corps noir dalit ». Rajyashri Goody transforme le Manusmriti en pulpe avec laquelle elle recouvre des étagères. Prajakta Potni utilise la mousse comme un leitmotiv en référence à son oncle qui a travaillé dans une usine de détergent toute sa vie pour découvrir quarante plus tard que des bulles se formaient sur ses poumons. Les photographies et les vidéos de Sohrab Hura retracent des communautés vivant le long des côtes du pays auxquelles il superpose une vertigineuse quantité d’images tirées des réseaux sociaux et des actualités post-vérité. Les dessins au pastel de Birender Yadav, produits durant le confinement, transforment les corps en outils, et les outils en corps. Cette exposition explore les constitutions du corps et de l’État et comment ils sont imbriqués l’un à l’autre compte tenu de la complexité d’instaurer la justice et l’égalité comme fondations des sphères économique, sociale et politique alors que le gouvernement actuel étouffe tranquillement la plus grande démocratie du monde.