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IGNITION est une exposition annuelle mettant en valeur le travail d’étudiants terminant leur maîtrise en Studio Arts et au doctorat en Humanities à l’Université Concordia. Cette manifestation est une occasion pour une génération d’artistes en devenir de présenter des oeuvres ambitieuses et interdisciplinaires dans le contexte professionnel d’une galerie au profil national et international. Ces étudiants travaillent en collaboration avec l’équipe de la Galerie afin de produire une exposition qui rassemble des oeuvres qui ont une dimension critique, innovatrice et expérimentale menant à une réflexion sur les médias et les pratiques artistiques.

IGNITION 15
Swapnaa Tamhane, BIBLIOTHEK, 2019. Vue de l'installation, Galerie Leonard & Bina Ellen. Photo: Anne-Marie Trépanier
Kyle Aldens Martens, Soft Players 2019. Vue de l'installation, Galerie Leonard & Bina Ellen. Photo: Anne-Marie Trépanier
Wan Yi Leung, Action Follows, 2018. Détail, Galerie Leonard & Bina Ellen. Photo: Yasmine Tremblay
Paule Gilbert, Sans titre, 2019. Vue de l'installation, Galerie Leonard & Bina Ellen. Photo: Anne-Marie Trépanier
Lauren Pelc-McArthur, De gauche à droite: DuoSifter Snap; Liquidation Strategy to Official Space; Sprite Riot; Think, Simpson, Think, 2019. Vue de l'installation. Photo: Anne-Marie Trépanier

24 avril – 25 mai 2019

Victor Arroyo, Paule Gilbert, Marie-Claude Lepiez, Wan Yi Leung, Kyle Alden Martens, Lauren Pelc-McArthur, Kara Skylling, Sanaz Sohrabi et Swapnaa Tamhane

Projets sélectionnés par Nicole Burisch et Michèle Thériault

Mercredi 24 avril
Rencontre avec les artistes, 16 h 30
Vernissage, 17 h 30
Performance de Paule Gilbert, 17 h 45

Pistes de réflexion
Communiqué de presse

Barrer. Croiser. Circonscrire. À première vue, ces mots peuvent évoquer l’interdiction, l’interruption ou la restriction. Mais ils définissent aussi un ensemble de processus générateurs et de préoccupations partagés par les neuf artistes de IGNITION 15. À leur façon, ces artistes expriment diverses formes de sensibilité émanant du point de vue d’une étroite intimité, d’où on peut examiner la multitude de lignes esquissant et faisant s’entrecroiser une analyse de soi, des récits historiques et des environnements. Installant son œuvre derrière la vitrine principale de la Galerie, Swapnaa Tamhane étudie comment la présentation peut amplifier la valeur ou servir de lentille pour la recherche. Peignant sur un support fait de composé à joints greffé au mur, Kara Skylling ébauche des systèmes géométriques qui dialoguent avec l’architecture environnante. Il s’agit de peindre tout contre la galerie, si le mot contre est compris comme le fait d’être en contact physique étroit. Soft Players de Kyle Alden Martens documente un trio de personnages – possiblement les joueur.euse.s soft du titre – engagé.e.s dans un jeu silencieux qui s’apparente davantage à une interface qu’à une compétition. Résultant de contrats conclus en ligne avec des hommes, la vidéo de Wan Yi Leung interroge les limites de la négociation et de la collaboration, qu’elles soient publiques ou privées, et de l’économie de l’échange. Partant d’un acte iconoclaste mineur, Marie-Claude Lepiez réquisitionne une scène d’amitié victorienne et la conduit directement jusqu’à une solidarité queer punk. Sanaz Sohrabi a recours à l’anatomie comme méthode analytique afin d’étudier les images des corps en assemblée. Par le montage et le commentaire, elle effectue des incisions précises à travers les lignes historiques, laissant la politique du corps se révéler entre les cadres. La performance in situ de Paule Gilbert travaille avec l’espace imaginaire d’une grille projetée, alors qu’elle se glisse dans l’étroite marge entre le mur et la lumière pour improviser avec un ensemble d’objets sculpturaux. Victor Arroyo téléscope les fantasmes de la gouvernance coloniale et de la dépossession des terres sous le regard constant d’une caméra de surveillance, accentuant sa duplicité potentielle de projeter la culpabilité autant que de la garder sous observation. Finalement, commentant la collection et la consommation rapides de l’art à travers les médias sociaux, Lauren Pelc-McArthur élabore les textures de ses peintures et les porte à une telle agitation physique et optique qu’elles doivent être vues en personne, car elle esquive toute capture facile par l’appareil photo.

Barrer. Croiser. Circonscrire. À première vue, ces mots peuvent évoquer l’interdiction, l’interruption ou la restriction. Mais ils définissent aussi un ensemble de processus générateurs et de préoccupations partagés par les neuf artistes de IGNITION 15. À leur façon, ces artistes expriment diverses formes de sensibilité émanant du point de vue d’une étroite intimité, d’où on peut examiner la multitude de lignes esquissant et faisant s’entrecroiser une analyse de soi, des récits historiques et des environnements. Installant son œuvre derrière la vitrine principale de la Galerie, Swapnaa Tamhane étudie comment la présentation peut amplifier la valeur ou servir de lentille pour la recherche. Peignant sur un support fait de composé à joints greffé au mur, Kara Skylling ébauche des systèmes géométriques qui dialoguent avec l’architecture environnante. Il s’agit de peindre tout contre la galerie, si le mot contre est compris comme le fait d’être en contact physique étroit. Soft Players de Kyle Alden Martens documente un trio de personnages – possiblement les joueur.euse.s soft du titre – engagé.e.s dans un jeu silencieux qui s’apparente davantage à une interface qu’à une compétition. Résultant de contrats conclus en ligne avec des hommes, la vidéo de Wan Yi Leung interroge les limites de la négociation et de la collaboration, qu’elles soient publiques ou privées, et de l’économie de l’échange. Partant d’un acte iconoclaste mineur, Marie-Claude Lepiez réquisitionne une scène d’amitié victorienne et la conduit directement jusqu’à une solidarité queer punk. Sanaz Sohrabi a recours à l’anatomie comme méthode analytique afin d’étudier les images des corps en assemblée. Par le montage et le commentaire, elle effectue des incisions précises à travers les lignes historiques, laissant la politique du corps se révéler entre les cadres. La performance in situ de Paule Gilbert travaille avec l’espace imaginaire d’une grille projetée, alors qu’elle se glisse dans l’étroite marge entre le mur et la lumière pour improviser avec un ensemble d’objets sculpturaux. Victor Arroyo téléscope les fantasmes de la gouvernance coloniale et de la dépossession des terres sous le regard constant d’une caméra de surveillance, accentuant sa duplicité potentielle de projeter la culpabilité autant que de la garder sous observation. Finalement, commentant la collection et la consommation rapides de l’art à travers les médias sociaux, Lauren Pelc-McArthur élabore les textures de ses peintures et les porte à une telle agitation physique et optique qu’elles doivent être vues en personne, car elle esquive toute capture facile par l’appareil photo.