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RÉSIDENCE DÉPLOYER L’EXPOSITION
Établir une connexion à une base de données

Conception, recherche et rédaction : Gavin Park et Kristina Vannan
Design et programmation : Gavin Park, Kristina Vanan assistés de Conan Lai
Révision : Ed Janzen (anglais)
Traduction (français) :  Catherine Barnabé
Consultation : Christopher Moore, Sabine Rosenberg

Déployer l’exposition est une résidence à la Galerie sur une période de quatre mois qui permet à deux diplomé.e.s récent.e.s en histoire de l’art et en design et arts numériques de concevoir un projet de recherche numérique qui explore les enjeux des expositions réalisées par la galerie. En fouillant dans les archives de nos expositions le duo de jeunes chercheur.se.s sélectionne une ou deux expositions à partir desquelles une réflexion critique prend forme sur une plateforme numérique.

Gavin Park (design et arts numérique) et Kristina Vannan (histoire de l’art) sont les participants à la résidence inaugurale.


À la fois expérimentation du cadre de l’exposition et questionnement autour de la conception d’une interface, Établir une connexion à une base de données explore comment la base de données numériques de la collection de la Galerie Leonard & Bina Ellen (LBE) peut être activée au-delà d’une simple intention de conservation et de stockage des données. Pour ce projet inaugural, les résident.e.s Gavin Park et Kristina Vannan, ont voulu réintroduire les méthodes explorées en 2009 à la LBE dans l’exposition As Much As Possible Given The Time And Space Allotted (AMAP) à travers une approche numérique. Dans cette exposition, les commissaires Rebecca Duclos et David K. Ross ont exploré les façons de « systématiquement retirer le maximum d’œuvres d’art de la réserve de la Galerie Leonard & Bina Ellen et leur installation consécutive dans l’aire d’exposition en utilisant tout l’espace disponible ». Dix ans après AMAP, ce projet reconsidère de façon critique comment ce type de geste performatif peut être réactivé à travers la base de données numériques de la collection de la galerie LBE. Avec une interface inattendue dépourvue des méthodes conventionnelles de recherche et de navigation, Établir une connexion à une base de données permet aux visiteur.euse.s de construire des constellations spatiales et relationnelles, de tisser des liens entre les œuvres de la collection de la LBE. Ces réseaux génèrent une réflexion sur les récits qui peuvent émerger, qui sont implicites ou manquants – affectant ultimement la perception de, ou la relation à, la collection dans son ensemble.

La résidence Déployer l’exposition a été rendu possible grâce à la générosité de Reesa Greenberg et a un partenariat avec les département d’histoire de l’art et de design et arts numériques.

Anne Savage : L’« impensé » d’une collection

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Anne Savage à son bureau à Baron Byng, vers 1940, Fonds Anne Savage, Archives de l’Université Concordia, document P146-06-01.7.

Conceptualisation, recherche et rédaction : Katrie Chagnon et Elisabeth Otto
Assistance à la recherche : Claire Embree-Lalonde
Traduction : Simon Brown (anglais)/Catherine Barnabé (français)
Révision (anglais) : Edwin Janzen
Conception graphique : Karine Cossette
Programmation : Croustille

Anne Savage : L’« impensé » d’une collection s’articule à partir du volumineux corpus d’œuvres de l’artiste et pédagogue canadienne Anne Savage (1896-1971), conservé dans la collection permanente de la Galerie Ellen. Ce corpus, constitué essentiellement d’esquisses, de dessins et de panneaux peints acquis par dons successifs de 1963 à 2001, représente à la fois l’ensemble monographique le plus substantiel de cette collection et le plus grand nombre d’œuvres de cette artiste possédées par une même institution. Bien qu’exposé à plusieurs reprises à l’Université Concordia depuis la fin des années 1960, ce corpus demeure largement « impensé », au sens où il n’a pas encore véritablement fait l’objet d’un examen critique approfondi permettant, entre autres, d’en saisir les implications complexes sur les plans sociohistorique, culturel et politique.

Katrie Chagnon et Elisabeth Otto ont réexaminé sous différents angles quelque huit cent œuvres de l’artiste ainsi que ses archives afin d’éclairer comment sa pratique de femme artiste et d’éducatrice interfère avec des structures discursives et des formations sociales, culturelles et idéologiques propres à son époque, telles que le colonialisme, le nationalisme et la professionnalisation artistique. Privilégiant des approches méthodologiques féministes et décoloniales, combinées à un travail historiographique ainsi qu’à des analyses formelles, cette relecture partielle de l’œuvre d’Anne Savage se concentre sur certains éléments clés de son parcours professionnel et artistique qui permettent de souligner sa position ambiguë dans un réseau complexe de relations, de discours et d’institution.

 

Collectionner. Déclinaison des pratiques.

Expo_Virtuelle_WEB

Commissariat : Mélanie Rainville
Révision : Micheline Dussault
Photographies : Paul Litherland, Paul Smith, Richard-Max Tremblay
Conception graphique : Uniform