4 au 12 août 2026
Lisa Di Fruscia
CARNET DE VOYAGE
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LES RENCONTRES DE LA PHOTOGRAPHIE D’ARLES

Photo : Lisa Di Fruscia
Arles, située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en France, est non seulement célèbre pour ses ruines romaines exceptionnellement bien conservées, mais aussi pour avoir captivé l’imaginaire de Vincent van Gogh et inspiré certaines de ses œuvres les plus emblématiques.
Depuis 1970, Arles accueille également Les Rencontres de la photographie, un festival international de photographie qui s’étend sur trois mois. Cette année, le festival a réuni plus de 160 artistes et a présenté plus de 48 expositions dans 28 lieux répartis à travers la ville.
Des rétrospectives aux expositions collectives, le festival propose un paysage vaste et diversifié de pratiques photographiques. Des récits personnels intimes côtoient le photojournalisme et le travail documentaire, tandis que les enjeux environnementaux et les perspectives politiques ajoutent encore à cette diversité.
Plus de 20 commissaires ont collaboré afin de réunir ces perspectives distinctes.
Pour plus d’information, consultez la page https://www.rencontres-arles.com/fr

Photo : Lisa Di Fruscia

Photo : Lisa Di Fruscia

Photo : Lisa Di Fruscia
Fermer2. LEE SHULMAN ET OMAR VICTOR DIOP, THE ANONYMOUS PROJECT – BEING THERE
Les Rencontres de la photographie d’Arles 2026
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Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia
En entrant dans l’Ancien Collège Mistral, un espace abandonné reconverti pour Les Rencontres de la photographie, on est accueilli·e par le grand portrait d’une famille nucléaire des années 1950 en vacances d’été. Sa palette de couleurs vintage et le style vestimentaire des sujets évoquent une nostalgie qui renvoie à une époque d’après-guerre marquée par la prospérité et l’optimisme en Occident.
En tournant le coin, on entre dans ce qui ressemble à une maison familiale du milieu du siècle, avec des photographies accrochées aux murs de pièces entièrement meublées, comme une salle à manger et un salon.
Les photographies semblent avoir été extraites d’un album de famille. Rien ne paraît sortir de l’ordinaire, à l’exception du même homme noir qui apparaît dans chaque image. Par sa posture, son style et son positionnement, il s’intègre parfaitement à chacune des photographies, et pourtant, quelque chose nous indique que ce n’est pas tout à fait juste.
En réutilisant des photographies d’époque et en ayant recours à des écrans verts et à d’autres technologies pour réinsérer Diop dans ces images, Shulman et Diop « transforment sa présence en une perturbation autant qu’en un discret acte de défi » (Taous Dahmani).
Le résultat est ludique et inattendu, tout en mettant en lumière les inégalités historiques et les attitudes racistes dont nous avons hérité au fil du temps et qui persistent encore aujourd’hui.

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia
Fermer3. MARTINE BARRAT, SOUL OF THE CITY
Les Rencontres de la photographie d’Arles 2026
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Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia
En 1968, la photographe et cinéaste Martine Barrat déménage de Paris à New York, où elle s’immerge dans les quartiers de Harlem et du South Bronx. Son objectif n’était pas de documenter la vie des gens, mais de travailler en collaboration avec les résident·e·s, jeunes et moins jeunes, en leur donnant les outils nécessaires pour raconter leurs propres histoires.
En fournissant à ses co-créateur·trice·s des appareils photo, de l’équipement vidéo et des instructions de base, Barrat leur permettait de faire entendre leur propre voix, tout en lui apprenant à voir à travers leurs perspectives.
Plus tard, Barrat documente les clubs de boxe pour jeunes dans les communautés marginalisées de New York et dresse le portrait des résident·e·s de Harlem, dont elle était devenue proche.
« Sans jamais moraliser, elle fait partie intégrante des quartiers qu’elle photographie. Elle sait que, malgré la dureté de leur environnement, les résident·e·s continuent de vivre et d’aimer, et qu’il est de sa responsabilité de les photographier avec respect et engagement. » (Agathe Cancellieri)
« Ma caméra est une extension de mon cœur. » (Barrat, 2026)

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia
Fermer4. BRUNO BOUDJELAL, GOUDRON, TANGIER-CAPE TOWN
Les Rencontres de la photographie d’Arles
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Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia
Boudjelal entreprend un voyage à travers l’Afrique, parcourant ses routes à la recherche des personnes qui y vivent, guidé par le sentiment que son histoire personnelle s’étend jusque sur le continent.
D’abord inspiré par sa femme, qui l’emmène au Gabon et dans les lieux de son enfance en 2003, Boudjelal ressent que ces endroits dégagent une énergie vibrante, chaotique, mais foisonnante de vie.
Voyageant par la route, son parcours est lent et délibéré, lui permettant d’approfondir les rencontres qu’il fait en chemin.
Réalisées le long des routes asphaltées, le goudron, qui relient le Maroc à l’Afrique du Sud, les photographies de Boudjelal saisissent un esprit intangible qui dépasse l’expérience personnelle et nous invitent vers une expérience transpersonnelle, soit une connexion invisible, mais puissante avec l’autre.
« Pour moi, l’expérience artistique est spirituelle. Cette spiritualité est palpable, tangible en Afrique. Elle se révèle à l’œil et à l’âme dans toute son essence. La rencontre entre le monde extérieur et notre monde intérieur donne naissance à des images que j’appelle impressions et improvisations. » (Boudjelal, 2026)

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia

Vue de l’exposition : Lisa Di Fruscia
FermerEn amont de sa présentation à venir à la Galerie le 5 novembre prochain, prenez le temps de découvrir le carnet de voyage de Lisa Di Fruscia, récipiendaire du Prix Ann Duncan 2026. Suivez son parcours sur notre compte Instagram, où nous partagerons à chaque semaine du mois d’octobre quelques aperçus et artistes marquants de son voyage aux Rencontres de la photographie d’Arles. En parallèle, la Galerie présentera les écrits de Di Fruscia et l’intégralité de sa documentation de voyage sur le site web.
Lisa Di Fruscia est étudiante en troisième année au baccalauréat en photographie de l’Université Concordia et lauréate de la bourse de voyage Ann Duncan 2026. En août dernier, elle s’est rendue en France pour découvrir la 57e édition des Rencontres de la photographie d’Arles, visitant une variété d’expositions à travers la ville.
Le Prix Ann Duncan est une bourse de voyage qui défraie également les frais d’inscription des étudiants de premier cycle. Elle est décernée tous les deux ans et s’adresse en alternance aux étudiants en histoire de l’art et en arts plastiques (Studio Arts).
PRÉSENTATION D’ARTISTE : LISA DI FRUSCIA
Jeudi 5 novembre, 18 h 30
À la Galerie
Gratuit, en anglais
Joignez-vous à Lisa Di Fruscia, récipiendaire de la bourse de voyage Ann Duncan 2026, pour une présentation sur sa récente visite aux Rencontres d’Arles et sur la manière dont cette expérience nourrit sa pratique photographique.