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SIGHTINGS 46
UN LIEU POUR S’ASSEOIR

9 février – 17 mai 2026

Un projet de Philippe Battikha et Martín Rodríguez

SIGHTINGS est situé au rez-de-chaussée du Pavillon Hall : 1455, boul. De Maisonneuve Ouest, et est accessible tous les jours de 7 h à 23 h. Le programme est élaboré par Julia Eilers Smith.⁠

Qu’est-ce qu’il se passe quand la porte d’un lieu inaccessible est laissée ouverte ?

Est-ce qu’on y entre ?
Est-ce qu’on y reste ?
Est-ce qu’on devrait partir ?

Entremêlant histoire, identité et environnement dans leur travail collectif, Philippe Battikha et Martín Rodríguez s’intéressent au détournement des normes sociales afin d’ouvrir la voie à des modes d’engagement inattendus. Remettant en cause la fétichisation des objets d’art, ils s’inspirent des notions de démantèlement et de désacralisation pour voir et entendre autrement.

Battikha a réorienté sa pratique musicale vers la sculpture et l’installation, transformant objets et espaces pour attirer notre attention sur l’influence et le rôle que nos environnements exercent sur nos vies.

En tant qu’artiste spécialisé dans la transmission et le son, Rodríguez puise son inspiration dans son enfance Xicanx passée à la frontière entre l’Arizona et le Mexique. Il utilise la performance, l’intervention et l’installation comme moyens de déchiffrer les histoires auditives et les identités entremêlées.

LABEUR
Tony Cokes, Black Celebration: A Rebellion Against the Commodity [Célébration noire : une rébellion contre la marchandisation], 1988, vidéo monobande, noir et blanc, son, 17 min 17 s. Don de Marshall Field’s par échange (2020.3). Avec l’aimable concours de l’artiste, du Museum of Contemporary Art Chicago et de Greene Naftali, New York
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26 février 2025 – 25 avril 2026

Labeur

Commissaire : Ingrid Jones

Avec la participation de Natalie Asumeng, La Tanya S. Autry, Tony Cokes, Chantal Gibson, Tanya Lukin Linklater, Kosisochukwu Nnebe, Leanne Betasamosake Simpson et Martine Syms

Inspirée à la fois par les réflexions de Claudia Rankine sur les microagressions présentées dans Citizen : ballade américaine, et par les thèmes de la perceptibilité, Labeur a pour objectif de lever le voile sur le travail invisible des colonisé·e·s. L’exposition dénonce les préjugés sociaux et raciaux depuis les perspectives de la noirité et de l’autochtonie en explorant, entre autres, comment le travail invisible pourrait être allégé et transféré vers la culture dominante. Les œuvres évocatrices de Natalie Asumeng, La Tanya S. Autry, Tony Cokes, Chantal Gibson, Tanya Lukin Linklater, Kosisochukwu Nnebe, Leanne Betasamosake Simpson et Martine Syms examinent les manifestations de la suprématie blanche au sein des paradigmes de pouvoir institutionnels et leurs effets corrosifs sur les personnes autochtones, noir·e·s et de couleur (PANDC). Ce faisant, cette exposition met en évidence et révèle le labeur invisible tout en valorisant des solutions alternatives issues des communautés noires et autochtones. Labeur interroge les motivations derrière notre inclusion dans les espaces institutionnels. À qui revient le droit de raconter nos histoires ? Notre rage face aux microagressions et à la discrimination est-elle légitime ? Et comment faire de notre droit à un repos amplement mérité une forme de résistance ? En repensant les manières dont les colonisé·e·s perçoivent, interagissent avec et, en fin de compte, remettent en question les forces qui façonnent notre monde, Labeur devient un puissant espace de contestation. 

Inspirée à la fois par les réflexions de Claudia Rankine sur les microagressions présentées dans Citizen : ballade américaine, et par les thèmes de la perceptibilité, Labeur a pour objectif de lever le voile sur le travail invisible des colonisé·e·s. L’exposition dénonce les préjugés sociaux et raciaux depuis les perspectives de la noirité et de l’autochtonie en explorant, entre autres, comment le travail invisible pourrait être allégé et transféré vers la culture dominante. Les œuvres évocatrices de Natalie Asumeng, La Tanya S. Autry, Tony Cokes, Chantal Gibson, Tanya Lukin Linklater, Kosisochukwu Nnebe, Leanne Betasamosake Simpson et Martine Syms examinent les manifestations de la suprématie blanche au sein des paradigmes de pouvoir institutionnels et leurs effets corrosifs sur les personnes autochtones, noir·e·s et de couleur (PANDC). Ce faisant, cette exposition met en évidence et révèle le labeur invisible tout en valorisant des solutions alternatives issues des communautés noires et autochtones. Labeur interroge les motivations derrière notre inclusion dans les espaces institutionnels. À qui revient le droit de raconter nos histoires ? Notre rage face aux microagressions et à la discrimination est-elle légitime ? Et comment faire de notre droit à un repos amplement mérité une forme de résistance ? En repensant les manières dont les colonisé·e·s perçoivent, interagissent avec et, en fin de compte, remettent en question les forces qui façonnent notre monde, Labeur devient un puissant espace de contestation. 

Commissaire et directrice artistique établie à Toronto, Ingrid Jones, explore les intersections entre les pratiques curatoriales décoloniales, les solidarités transnationales et les politiques de représentation muséale. Ses recherches abordent les thèmes de la marginalisation et du refus à travers les installations, les médias et les projets collaboratifs. Ses récentes initiatives portent sur les pratiques libératrices de la diaspora africaine (Liberation in Four Movements, 2024), sur le labeur invisible des travailleur·euse·s racisé·e·s des milieux artistiques et culturels (Labour, 2024–2025), ainsi que la nostalgie à l’égard des communautés racialisées, telle que façonnée par la suprématie blanche (Nostalgia Interrupted, 2022).

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Jones a cofondé Poor But Sexy (2009–2012), un magazine d’art indépendant reconnu à l’international pour son approche collaborative, ainsi que Mutti (2018–2022), un espace artistique favorisant les projets interdisciplinaires ancrés dans la communauté. Elle a organisé des expositions et des programmes publics pour la Doris McCarthy Gallery (Toronto), le SAVVY Contemporary (Berlin) et au Art Museum de l’Université de Toronto. Elle a également offert des conférences et animé des classes de maître sur les meilleures pratiques en photographie et en design à la Toronto Metropolitan University et au Sheridan Institute (Toronto), respectivement. Son travail a été soutenu par le Conseil des arts de l’Ontario, le Conseil des arts du Canada et le Reesa Greenberg Fund, et publié notamment dans Vice Berlin et Art, Design & Communication in Higher Education. 

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IGNITION 21
Vue de l’exposition Ignition à la Galerie Leonard & Bina Ellen. Avec l’aimable concours de la Galerie Leonard & Bina Ellen, Université Concordia, Montréal, 2025. Photo: Jean-Michael Seminaro
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13 mai – 13 juin 2026

Ignition met en valeur le travail d’étudiant·e·s terminant leur maîtrise en Studio Arts et au doctorat en sciences humaines ou en études individualisées à l’Université Concordia. C’est une occasion pour une génération d’artistes en devenir de présenter des œuvres ambitieuses et interdisciplinaires dans le contexte professionnel d’une galerie au profil national et international. Les étudiant·e·s et l’équipe de la galerie travaillent ensemble afin de produire une exposition de projets qui ont une dimension critique, innovatrice et expérimentale menant à une réflexion sur les médias et les pratiques artistiques.

Ignition met en valeur le travail d’étudiant·e·s terminant leur maîtrise en Studio Arts et au doctorat en sciences humaines ou en études individualisées à l’Université Concordia. C’est une occasion pour une génération d’artistes en devenir de présenter des œuvres ambitieuses et interdisciplinaires dans le contexte professionnel d’une galerie au profil national et international. Les étudiant·e·s et l’équipe de la galerie travaillent ensemble afin de produire une exposition de projets qui ont une dimension critique, innovatrice et expérimentale menant à une réflexion sur les médias et les pratiques artistiques.