SIGHTINGS 2025-2027
DECORUM
Inauguré en 2012 à l’occasion du 50e anniversaire de la collection permanente de la Galerie Leonard & Bina Ellen, le programme d’expositions satellites SIGHTINGS a été conçu comme une plateforme d’expérimentation et de réflexion critique afin de questionner les possibilités et les limites de l’espace du « cube blanc » moderniste. Ce programme est associé à un module de présentation cubique situé dans un espace public de l’université que des artistes et des commissaires sont invité·e·s à investir en proposant de nouvelles stratégies de monstration artistique.
Le cycle SIGHTINGS 2025-2027, Decorum, s’inscrit dans les histoires émancipatrices du pavillon Henry F. Hall de l’Université Concordia. Depuis son inauguration en 1966, ce bâtiment est un lieu clé de l’activisme étudiant—du sleep-in en 1967 contre le prix des manuels scolaires, où 150 étudiant·e·s ont campé dans le vestibule, à l’Affaire Sir George Williams en 1969, marquée par l’occupation, durant plusieurs jours, du centre informatique du 9ᵉ étage par des étudiant·e·s et manifestant·e·s dénonçant les pratiques d’évaluation racistes. Conçu comme un carrefour pour la communauté étudiante du centre-ville, le pavillon Hall demeure un espace où les étudiant·e·s convergent pour échanger des idées, se mobiliser et se faire entendre. Les projets présentés dans le cube prolongent cet héritage en interrogeant la mémoire des institutions et des bâtiments traversés par des mouvements de résistance.
SIGHTINGS est situé au rez-de-chaussée du Pavillon Hall : 1455, boul. De Maisonneuve Ouest, et est accessible tous les jours de 7 h à 23 h. Le programme est élaboré par Julia Eilers Smith.
UN LIEU POUR S’ASSEOIR
9 février – 17 mai 2026
Un projet de Philippe Battikha et Martín Rodríguez
SIGHTINGS est situé au rez-de-chaussée du Pavillon Hall : 1455, boul. De Maisonneuve Ouest, et est accessible tous les jours de 7 h à 23 h. Le programme est élaboré par Julia Eilers Smith.
Entremêlant histoire, identité et environnement dans leur travail collectif, Philippe Battikha et Martín Rodríguez s’intéressent au détournement des normes sociales afin d’ouvrir la voie à des modes d’engagement inattendus. Remettant en cause la fétichisation des objets d’art, ils s’inspirent des notions de démantèlement et de désacralisation pour voir et entendre autrement.
Battikha a réorienté sa pratique musicale vers la sculpture et l’installation, transformant objets et espaces pour attirer notre attention sur l’influence et le rôle que nos environnements exercent sur nos vies.
En tant qu’artiste spécialisé dans la transmission et le son, Rodríguez puise son inspiration dans son enfance Xicanx passée à la frontière entre l’Arizona et le Mexique. Il utilise la performance, l’intervention et l’installation comme moyens de déchiffrer les histoires auditives et les identités entremêlées.
Qu’est-ce qu’il se passe quand la porte d’un lieu inaccessible est laissée ouverte ?
Est-ce qu’on y entre ?
Est-ce qu’on y reste ?
Est-ce qu’on devrait partir ?
Entremêlant histoire, identité et environnement dans leur travail collectif, Philippe Battikha et Martín Rodríguez s’intéressent au détournement des normes sociales afin d’ouvrir la voie à des modes d’engagement inattendus. Remettant en cause la fétichisation des objets d’art, ils s’inspirent des notions de démantèlement et de désacralisation pour voir et entendre autrement.
Battikha a réorienté sa pratique musicale vers la sculpture et l’installation, transformant objets et espaces pour attirer notre attention sur l’influence et le rôle que nos environnements exercent sur nos vies.
En tant qu’artiste spécialisé dans la transmission et le son, Rodríguez puise son inspiration dans son enfance Xicanx passée à la frontière entre l’Arizona et le Mexique. Il utilise la performance, l’intervention et l’installation comme moyens de déchiffrer les histoires auditives et les identités entremêlées.