Écrivez-nous
Nom


Courriel


Message
 
LABEUR
Tony Cokes, Black Celebration: A Rebellion Against the Commodity [Célébration noire : une rébellion contre la marchandisation], 1988, vidéo monobande, noir et blanc, son, 17 min 17 s. Don de Marshall Field’s par échange (2020.3). Avec l’aimable concours de l’artiste, du Museum of Contemporary Art Chicago et de Greene Naftali, New York
Ouvrir

26 février 2025 – 25 avril 2026

Labeur

Commissaire : Ingrid Jones

Avec la participation de Natalie Asumeng, La Tanya S. Autry, Tony Cokes, Chantal Gibson, Tanya Lukin Linklater, Kosisochukwu Nnebe, Leanne Betasamosake Simpson et Martine Syms

Inspirée à la fois par les réflexions de Claudia Rankine sur les microagressions présentées dans Citizen : ballade américaine, et par les thèmes de la perceptibilité, Labeur a pour objectif de lever le voile sur le travail invisible des colonisé·e·s. L’exposition dénonce les préjugés sociaux et raciaux depuis les perspectives de la noirité et de l’autochtonie en explorant, entre autres, comment le travail invisible pourrait être allégé et transféré vers la culture dominante. Les œuvres évocatrices de Natalie Asumeng, La Tanya S. Autry, Tony Cokes, Chantal Gibson, Tanya Lukin Linklater, Kosisochukwu Nnebe, Leanne Betasamosake Simpson et Martine Syms examinent les manifestations de la suprématie blanche au sein des paradigmes de pouvoir institutionnels et leurs effets corrosifs sur les personnes autochtones, noir·e·s et de couleur (PANDC). Ce faisant, cette exposition met en évidence et révèle le labeur invisible tout en valorisant des solutions alternatives issues des communautés noires et autochtones. Labeur interroge les motivations derrière notre inclusion dans les espaces institutionnels. À qui revient le droit de raconter nos histoires ? Notre rage face aux microagressions et à la discrimination est-elle légitime ? Et comment faire de notre droit à un repos amplement mérité une forme de résistance ? En repensant les manières dont les colonisé·e·s perçoivent, interagissent avec et, en fin de compte, remettent en question les forces qui façonnent notre monde, Labeur devient un puissant espace de contestation. 

Inspirée à la fois par les réflexions de Claudia Rankine sur les microagressions présentées dans Citizen : ballade américaine, et par les thèmes de la perceptibilité, Labeur a pour objectif de lever le voile sur le travail invisible des colonisé·e·s. L’exposition dénonce les préjugés sociaux et raciaux depuis les perspectives de la noirité et de l’autochtonie en explorant, entre autres, comment le travail invisible pourrait être allégé et transféré vers la culture dominante. Les œuvres évocatrices de Natalie Asumeng, La Tanya S. Autry, Tony Cokes, Chantal Gibson, Tanya Lukin Linklater, Kosisochukwu Nnebe, Leanne Betasamosake Simpson et Martine Syms examinent les manifestations de la suprématie blanche au sein des paradigmes de pouvoir institutionnels et leurs effets corrosifs sur les personnes autochtones, noir·e·s et de couleur (PANDC). Ce faisant, cette exposition met en évidence et révèle le labeur invisible tout en valorisant des solutions alternatives issues des communautés noires et autochtones. Labeur interroge les motivations derrière notre inclusion dans les espaces institutionnels. À qui revient le droit de raconter nos histoires ? Notre rage face aux microagressions et à la discrimination est-elle légitime ? Et comment faire de notre droit à un repos amplement mérité une forme de résistance ? En repensant les manières dont les colonisé·e·s perçoivent, interagissent avec et, en fin de compte, remettent en question les forces qui façonnent notre monde, Labeur devient un puissant espace de contestation. 

Commissaire et directrice artistique établie à Toronto, Ingrid Jones, explore les intersections entre les pratiques curatoriales décoloniales, les solidarités transnationales et les politiques de représentation muséale. Ses recherches abordent les thèmes de la marginalisation et du refus à travers les installations, les médias et les projets collaboratifs. Ses récentes initiatives portent sur les pratiques libératrices de la diaspora africaine (Liberation in Four Movements, 2024), sur le labeur invisible des travailleur·euse·s racisé·e·s des milieux artistiques et culturels (Labour, 2024–2025), ainsi que la nostalgie à l’égard des communautés racialisées, telle que façonnée par la suprématie blanche (Nostalgia Interrupted, 2022).

Lire la suite

Jones a cofondé Poor But Sexy (2009–2012), un magazine d’art indépendant reconnu à l’international pour son approche collaborative, ainsi que Mutti (2018–2022), un espace artistique favorisant les projets interdisciplinaires ancrés dans la communauté. Elle a organisé des expositions et des programmes publics pour la Doris McCarthy Gallery (Toronto), le SAVVY Contemporary (Berlin) et au Art Museum de l’Université de Toronto. Elle a également offert des conférences et animé des classes de maître sur les meilleures pratiques en photographie et en design à la Toronto Metropolitan University et au Sheridan Institute (Toronto), respectivement. Son travail a été soutenu par le Conseil des arts de l’Ontario, le Conseil des arts du Canada et le Reesa Greenberg Fund, et publié notamment dans Vice Berlin et Art, Design & Communication in Higher Education. 

Fermer