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Aller à, faire avec, passer pareil
Crédit : Edith Brunette et François Lemieux.
Crédit : Edith Brunette et François Lemieux. Sea Lanes, 2018. Image tirée de la vidéo. Avec l'aimable concours de l'artistes.

PROGRAMMES PUBLICS

Lits de Procuste

Performance par Edith Brunette et François Lemieux

Dimanche 28 février, 17 h 30 – 18 h 30
Gratuit, diffusion en direct sur YouTube

La diffusion en direct est interactive et 360 degrés. Il vous sera possible d’utiliser votre curseur et les flèches à l’écran pour changer votre point de vue. Amusez-vous !

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Procuste est le nom d’un aubergiste de l’Antiquité qui, selon le mythe, allongeait les voyageurs en quête d’un toit sur un lit lui servant de gabarit. Les corps trop grands étaient sciés et les corps trop petits, écartelés. Les lits de Procuste, ce sont tous ces dispositifs qui ont inversé les fonctions et qui exigent de leurs hôtes qu’ils s’adaptent à leur mesure, plutôt que l’inverse. Edith Brunette et François Lemieux font de ce principe leur maître-mot, le temps d’une performance faite sur mesure pour ces temps confinés.

« Mais ce que mon terrier a de plus agréable, c’est sa tranquillité; à vrai dire, elle est trompeuse, elle peut être soudainement interrompue et ce serait la fin de tout, mais précisément elle est encore là… il y fait à la fois chaud et frais, maintes fois, je m’étire et me roule de plaisir dans une galerie. » (Franz Kafka, Le terrier, traduit de l’allemand par Jean-Pierre Verdet)

Dans le cadre de l’exposition Aller à, faire avec, passer pareil

De l’autre côté de la clôture : géographies racisées et gestes de réappropriations

Demi-journée d’étude avec Suzy Basile, Rémy-Paulin Twahirwa, et Nayla Naoufal. Animée par Edith Brunette et François Lemieux

Dimanche 8 novembre, 13 h 00 – 16 h 00
Gratuit, en ligne
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Dans le cadre de l’exposition Aller à, faire avec, passer pareil

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La notion de territoire porte en elle la marque d’une fracture, celle du capitalisme qui sépare l’humain du solet de l’État qui enclos ce dernier. Pour les peuples autochtones comme pour les personnes racisées, cette expérience fracturée est encore renforcée par les migrations forcées, les enfermements ciblés et une destruction accentuée des milieux de vie. Ces arrachements sans privilèges ont généré leurs résistances propres, ouvrant des voies de traverse vers une réappropriation de nos terrains de vie – en-deçà de la propriété, de l’État et de l’extraction.

Au cours de cette rencontre, nous explorerons la question de notre attachement au territoire en partant des enjeux vécus par les personnes autochtones et autres personnes racisées– notamment ceux de la dépossession politique, de l’incarcération massive et du racisme environnemental. Nous nous intéresserons également aux actions concrètes et inspirées des activismes autochtones et antiracistes, pour voir comment elles permettent de tisser d’autres formes de relation à la terre et à nos espaces de vie, en marge des modalités appropriatives, coloniales et extractivistes du modèle euro-occidental.

Cette demi-journée de réflexion collective sera activée par les présentations de trois invité.e.s : Suzy Basile, professeure à l’École d’études autochtones de l’UQAT originaire de la communauté Atikamekw de Wemotaci; Rémy-Paulin Twahirwa, organisateur communautaire et doctorant en sociologie à la London School of Economics; et Nayla Naoufal, auteure, critique, chercheuse indépendante, et membre du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et l’écocitoyenneté à l’UQAM. Elle sera animée par Edith Brunette et François Lemieux, dans le cadre de leur exposition Aller à, faire avec, passer pareil.

 

Bios 

Suzy Basile est originaire de la communauté Atikamekw de Wemotaci. Elle détient un baccalauréat et une maîtrise en anthropologie; en 2016 elle a soutenu une thèse de doctorat en sciences de l’environnement à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Cette thèse porte sur le rôle et la place des femmes Atikamekw dans la gouvernance du territoire et des ressources naturelles. Elle est depuis professeure à l’École d’études autochtones de l’UQAT, au campus de Val-d’Or. En 2017, elle a mis en place un Laboratoire de recherche sur les enjeux relatifs aux femmes autochtones – Mikwatisiw et depuis le 1erjanvier 2020, elle est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada sur les enjeux relatifs aux femmes autochtones. Depuis 2010, elle est membre du comité directeur du Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones (DIALOG). Depuis le 1erjuin 2016, elle est membre du Comité d’éthique de la recherche (CER) de l’UQAT en tant que représentante autochtone. Depuis 2019, elle siège sur le conseil d’administration et sur le comité d’éthique du Fonds de recherche du Québec – Société et culture.

La professeure Basile s’est impliquée dans le processus de développement du Protocole de recherche de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (2005, 2014). Elle a développé les Lignes directrices en matière de recherche avec les femmes autochtones publiées par l’Association des femmes autochtones du Québec en 2012 (2eédition en cours d’élaboration). Elle a également publié et codirigé divers ouvrages sur le sujet de l’éthique de la recherche avec les peuples autochtones. Elle a participé activement à la création de la Boîte à outils des principes de la recherche en contexte autochtone: éthique, respect, équité, réciprocité, collaboration et culture parue en 2014 (1reédition) et en 2018 (2eédition).

Artiste, autrice et chercheuse, Edith Brunette s’intéresse aux discours qui forgent et défont les pouvoirs, ainsi qu’à l’éventail des modes d’engagement politique – en particulier dans le champ de l’art. Cultivant des formes collectives de pratiques, ses projets récents ont notamment porté sur l’ethos entrepreneuriale, l’agentivité politique des artistes et la prise de parole en période de crise sociale. Ils ont été présentés dans de multiples galeries et centre d’art au Canada.

Cofondatrice de l’organisation militante Journée sans culture, elle a coédité diverses publications à l’intersection de l’art et du politique (Troubler la fête, rallumer la joie!, 2017 ; Le Merle, 2015, 2017), en plus de contribuer comme autrice à différentes revues et livres sur l’art. Doctorante en études politiques à l’Université d’Ottawa depuis 2017, elle est récipiendaire des bourses de la Fondation Pierre-Elliott Trudeau (2019) et J.-A. Bombardier du CRSH (2018).

François Lemieux réalise des expositions, fait des livres, fabrique des objets et des images de façon collective et anti-disciplinaire. Sa pratique porte attention aux manières de prendre soin de ce qui nous relie. Il édite depuis 2011 une série de publications mêlant arts, écritures et idées politiques : Le Merle — Cahiers sur les mots et les gestes. Ses collaborations artistiques incluent : Aller à, faire avec, passer pareil (2020) ; Sur les soins (2020) ; On ne répond pas à la question — Contre toute attente, on procède ; Un soleil difficile (2017) et Cuts Make the Country Better (2015). Il est co-fondateur du collectif Journée sans culture et enseigne les arts visuels sur une base ponctuelle.

Née à Beyrouth, Nayla Naoufal vit à Tiohtià:ke/Montréal, où elle écrit sur l’art et travaille comme chercheure indépendante en arts et humanités environnementales, traductrice et travailleuse culturelle. Elle s’efforce de contribuer à la création de pratiques situées de soin, de démarches décoloniales et de manières alternatives d’habiter le monde. Nayla collabore en particulier avec des artistes Autochtones au Québec, en Norvège et dans le monde, et avec des artistes creusant des concepts-pratiques touchant à l’environnement. Elle met en œuvre également une pratique de traductrice et de rédactrice attentive au choix des mots – qui façonnent les représentations du monde social – intégrant une écriture inclusive et anti-raciste. Elle a un bagage interdisciplinaire (formation en biologie et en danse, expérience en journalisme, recherche et éducation, doctorat en sciences de l’environnement obtenu à l’UQAM). En tant que coordonnatrice à l’engagement artistique du MAI (Montréal, arts interculturels), Nayla travaille avec et pour des artistes sous-représenté.e.s. Elle est membre du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et l’écocitoyenneté à l’UQAM.

Rémy-Paulin Twahirwa est impliqué dans différentes causes visant la justice sociale, notamment les droits des personnes (im)migrantes et réfugiées. En tant qu’organisateur communautaire et chercheur, il a développé une expertise sur les enjeux touchant la discrimination, le racisme et les inégalités socioéconomiques. Diplômé en sciences sociales à l’Université du Québec à Montréal (M.A. Science politique) et à l’Université de Laval (B.A. Études internationales), Rémy-Paulin Twahirwa est actuellement doctorant en sociologie à la London School of Economics. Son projet de recherche porte sur les centres de détention au Canada et au Royaume-Uni.

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ALLER À, FAIRE AVEC, PASSER PAREIL

Cette série de programmes publics accompagnent l’exposition Aller à, faire avec, passer pareil des artistes Edith Brunette et François Lemieux.