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TRAFIC : L’ART CONCEPTUEL AU CANADA 1965-1980
Theodore Wan, Bridine Scrub (For General Surgery), 1977. 10 épreuves à la gélatine argentique.
Collection de la Vancouver Art Gallery.

17 mars au 28 avril 2012

Commissaires : Jayne Wark (Halifax), Catherine Crowston (les Prairies + l’Arctique) et Grant Arnold (Vancouver)

Organisée par l’Art Gallery of Alberta, la Justina M. Barnicke Gallery (University of Toronto) et la Vancouver Art Gallery en partenariat avec la Leonard & Bina Ellen Art Gallery (Université Concordia) et Halifax, INK



Volet 2
Halifax / Winnipeg / Calgary / Edmonton / l’Arctique / Vancouver

Vernissage de l’exposition
Vendredi 16 mars de 17h30 à 19h30

Événements
Pistes de réflexion
Volet 1

Organisée par une équipe de commissaires canadiens et québécois, Trafic. L’art conceptuel au Canada 1965-1980 est une exposition itinérante d’envergure. Elle est une tentative de cerner l’art conceptuel – une approche de la pratique de l’art qui remettait en question l’économie de l’objet – tel qu’il s’est manifesté au Canada dans les années 1960 et 1970. Elle est aussi l’occasion de mieux comprendre comment les activités conceptuelles au Canada s’inscrivent dans un courant international. Le premier volet, présenté en début d’année, qui rassemblait les pratiques artistiques de Montréal et de Toronto, est vite devenu une exposition incontournable. Vue par des milliers de visiteurs, elle a fait l’objet d’une attention soutenue de la part des médias. Le Devoir l’a décrite comme étant « nécessaire » et Voir l’a qualifiée de « réalisation majeure ». Le deuxième volet, très attendu, présente l’art conceptuel de Halifax, Winnipeg, Calgary, Edmonton, et Vancouver. Par la suite, Trafic sera présentée à la Vancouver Art Gallery en 2012, et à la Badischer Kunstverein (Allemagne), en 2013.

De 1969 à 1980, le Nova Scotia College of Art and Design, à Halifax, est devenu un centre d’activité international en art conceptuel – David Askevold, Gerald Ferguson, Dan Graham, Garry Neill Kennedy. Malgré le fait qu’il était éloigné des grands centres artistiques, l’apport conjugué des cours, des programmes, des professeurs, des étudiants et des visiteurs a fait du collège un lieu de recherche intensif et lui a permis de devenir un acteur de premier plan dans l’élaboration du discours international sur l’art conceptuel en tant que méthode de recherche.

En 1969, l’Edmonton Art Gallery a présenté Place and Process, une exposition majeure dédiée aux pratiques artistiques immatérielles et centrées sur le processus. Elle présentait des artistes conceptuels internationaux tels que Hans Haacke, Robert Morris et Dennis Oppenheim. En tandem avec cette exposition, Lucy Lippard, NETCO et Lawrence Weiner se sont envolés à Inuvik, dans l’Arctique, pour créer des œuvres faisant appel à la cartographie, l’intervention et la communication.

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À partir des années 1970, l’University of Calgary et l’Alberta College of Art, à Calgary, se sont mises à recruter de jeunes artistes américains et britanniques tels que Clive Robertson, Paul Woodrow qui adhéraient aux idées et aux valeurs d’une contreculture en plein essor. À Winnipeg, de nouveaux groupes et organisations se sont formés sur la base d’intérêts communs pour les médias émergents, l’expérimentation et l’échange avec des artistes tels que Max Dean, Jeff Funnell, Gordon Lebredt qui choisissaient d’explorer les possibilités du conceptualisme.

À partir de la fin des années 1960, à Vancouver, l’art conceptuel a évolué entre deux pôles. Certains artistes comme Michael de Courcy, Roy Kiyooka et Michael Morris et Vincent Trasov, ont adopté des approches qui visaient à abolir les frontières entre l’art et la vie, en se détournant de la conception traditionnelle qui attribuait un caractère « précieux » à l’œuvre d’art en créant des multiples plutôt que des objets singuliers. Tel est le cas de Christos Dikeakos, Robert Kleyn et Ian Wallace qui utilisaient cette approche pour interroger directement les systèmes abstraits du capitalisme tels qu’ils se manifestaient dans l’espace urbain.

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Produit avec l’appui du Programme d’aide aux musées du ministère du Patrimoine canadien et du Conseil des Arts du Canada.