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VINCENT MEESSEN. BLUES KLAIR
Photo : Katrie Chagnon

Photo : Katrie Chagnon

VERNISSAGE

Samedi, 17 novembre, 15 h 30 – 17 h 30

Entrée libre
À la Galerie
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DIALOGUE

Samedi, 17 novembre, 16 h 00

Dialogue entre Vincent Meessen et Sylvano Santini.

Sylvano Santini est professeur régulier au département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. Il y enseigne la sémiologie tardive, les théories du rapport entre le texte et l’image et les avant-gardes. Il prépare un essai  sur la « cinéfiction », concept qu’il a créé pour définir le rapport performatif de la littérature au cinéma. Chercheur régulier au centre de recherche sur le texte et l’imaginaire (Figura) à l’UQAM, il y organise et anime plusieurs activités. Il a fait paraître récemment le collectif Le cinéma de Marguerite Duras : l’autre scène du littéraire ?  Il a dirigé le magazine culturel Spirale et Spirale Web.

Entrée libre
À la Galerie
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Photo: Anne-Marie Trépanier

PERFORMANCE

Mardi, 27 novembre, 17 h 30

Exilic Hope/We Don’t Disappear
Harmony Holiday

Tenant compte des thèmes de l’absence, des histoires mineures et de la tradition radicale noire tels qu’introduits dans Blues Klair ainsi que les méthodes de recherche qu’ils suscitent, la poète et chorégraphe Harmony Holiday est invitée à présenter une nouvelle performance créée à partir d’archives audio et vidéo qui prolongent, entourent et informent sa pratique.

En gardant à l’esprit la figure de l’exil et l’archétype de l’Oncle Tom, Holiday écoute, regarde et répond aux archives découlant du mouvement Black Arts. Approchant les archives comme des espaces qui demandent et attirent la rencontre, Holiday explore la manière dont l’improvisation ouvre à des rites de passage et au rituel, comment la danse et la littérature peuvent revivifier et résonner avec ce matériel, et comment nous devons nous engager corporellement avec lui tout et assumer la responsabilité de son patrimoine générationnel.

L’exil serait-il ce qui arrive lorsque l’exode est reporté à plus tard ? Comment se fait-il que des mystiques noir.e.s échappent à la mémoire collective ou disparaissent tout simplement, comme l’ont fait Albert Ayler et Henry Dumas ? Ou comme Sun Ra, Amiri Baraka, Abbey Lincoln, Billie Holiday et Assata Shakur, entre autres. Comment des actes de mythification et de réhabilitation peuvent-ils reconstituer leurs héritages, préparant la réception ce ceux-ci face à leur exil esthétique auto-imposé ou de leur simple absentement ?

En anglais
Entrée libre
À la galerie
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Harmony Holiday est une écrivaine, une danseuse, une archiviste et l’auteure de quatre recueils de poésie : Negro League Baseball, Go Find Your Father/ A Famous Blues, Hollywood Forever et A Jazz Funeral for Uncle Tom (à paraître). Elle a aussi fondé et dirige Afrosonics, une archive de jazz et de poésie diasporique quotidienne, et Mythscience, une maison d’édition qui réédite et réimprime des œuvres tirées de l’archive. Elle a travaillé à SOS, les poèmes choisis de Amiri Baraka, où est transcrite toute sa poésie enregistrée avec du jazz qui devait paraître en format imprimé et qui existe essentiellement sur des disques épuisés. Harmony a étudié la rhétorique à l’Université Berkeley et a enseigné au Alvin Ailey American Dance Theatre. Elle a obtenu sa maîtrise en arts de la Columbia University et a reçu le prix Motherwell de FenceBooks, une bourse Ruth Lilly et une bourse NYFA. Elle travaille actuellement sur un livre de poèmes intitulé M a à f a, accompagné d’une collection d’essais et de mémoires ayant pour titre Réparation : Thieves Who Stole my Blue Days, ainsi que sur une biographie du chanteur de jazz Abbey Lincoln.

Photo: Robin Simpson

Photo: Robin Simpson

ARCHIVES LOCALES

Mardi 15 janvier, 17 h 30

Between Chroniques and Mainmise, Felicity Tayler, Bibliothécaire de la recherche numérique, Université d’Ottawa

Dans cet atelier, nous allons entreprendre une lecture comparée des revues Chroniques (1975-1978) et Mainmise (1970-1978), deux périodiques publiés au Québec au cours de la deuxième moitié de la Révolution tranquille. Les années 1960 et 1970 ont suscité au Québec, comme dans d’autres parties du monde, une explosion de publications de gauche. Alors que Chroniques s’alignait sur un socialisme néonationaliste en dialogue avec la gauche internationale, Mainmise était le principal organe de la contreculture, militant pour une sensibilisation psychédélique planétaire. Même si, à première vue, les deux périodiques paraissent s’opposer dans leur langage visuel ou textuel, il s’avère aussi possible de les lire conjointement à travers une lentille prismatique.

À partir de l’idée que les magazines constituent des espaces de rassemblement pour des communautés imaginaires où les auteur.e.s et les lecteur.trice.s (qui peuvent bien ne jamais se rencontrer) peuvent s’inventer des affinités, cet atelier considère le périodique comme une archive locale, comme un lieu, tenant compte du fait que les lecteur.trice.s et les auteur.e.s participent souvent à plus d’une communauté imaginaire en même temps. Il permettra aux participant.e.s de se familiariser avec les politiques de gauche entourant la publication de ces revues, d’en discuter et d’entrer en contact avec elles par différentes formes de « traçage » intégrant la vue, la parole et le marquage. Les traces qui en résulteront nous aideront à concevoir d’autres méthodes ou pistes d’analyse que la stricte comparaison des positions esthétiques, culturelles ou politiques.

Felicity Tayler occupe le poste de bibliothécaire spécialisée en cyberrecherche à la bibliothèque de l’Université d’Ottawa et détient un doctorat en Interdisciplinary Humanities de l’Université Concordia. En tant que commissaire d’exposition, elle s’intéresse à la valeur symbolique des mouvements contreculturels au Québec. Ses publications savantes ont paru dans des anthologies, ainsi que dans Mémoires du Livre/Studies in Book Culture, Canadian Literature et Journal of Canadian Art History.

En anglais et français
Entrée libre, places limitées, RSVP
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VISITE EN ARABE

Mardi 22 janvier, 17 h 30

Emma Haraké, étudiante à la maîtrise en éducation artistique à l’Université Concordia.

Joignez-vous à l’éducatrice Emma Haraké pour une visite commentée et une conversation sur l’exposition en arabe.

Entrée libre
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جولة باللغة العربية
الثلاثاء ٢٢ كانون الثاني، الساعة ٥:٣٠ بعد الظهرندعوكم/ن للإنضمام إلى ايما حركة في جولة ومحادثة باللغة العربية لإستكشاف معرضنا الحاليالدخول مجاني
رابط الحدث على الفيس بوك

PROJECTION

Vendredi 1 février, 21 h 00

The New-Ark, Réalisation : Amiri Baraka (LeRoi Jones) [É-U, 1968, 25 min, num., VOA]

Right On! Réalisation : Herbert Danska [É-U., 1970, 78 min, num., VOA] avec The Last Poets (Gylain Kain, Felipe Luciano et David Nelson)

Ce programme, présenté dans le cadre de l’exposition Vincent Meessen. Blues Klair à la Galerie Leonard et Bina Ellen, rassemble deux films indispensables au mouvement Black Power, tous deux nouvellement restaurés. Tourné dans les rues et sur les toits de Manhattan à la manière du cinéma de guérilla, Right On! (1970) de Herbert Danska est un ciné-concert présentant vingt-huit performances du groupe de « spoken word »  The Last Poets, ensemble mythique précurseur du rap. Commandé par le Public Broadcasting Laboratory au cours de l’été de 1967 dans le sillage des soulèvements à échelle nationale, The New-Ark (1968), réalisé par le poète Amiri Baraka, documente les activités du centre communautaire noir Spirit House.

$11, billets
Cinémathèque québécoise, 335 boul. de Maisonneuve Est.
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RÉPONSE

Mardi 12 février, 17 h 30

Les lectures bâtardes de Patrick Straram
Sylvano Santini, professeur en études littéraires, UQAM

Les lectures de Patrick Straram se présentent comme des archives qui, à l’égal de sa subjectivité, se caractérisent par la bâtardardise. Ses lectures expriment en effet sa personnalité, son être intime, sa pensée propre, son moi en suivant la thèse marxiste du quotidien d’Henri Lefebvre : « un vivre selon sa critique ». Elles apparaissent ensuite sous forme de notes éparses dans les pages de ses livres imprimés comme sur un écran, juxtaposant des comptes rendus de lecture d’écrits divers et des citations d’auteurs de différentes provenances sans soucier, en apparence, de leur mise en ordre, comme si leur exposition sur la page correspondait à un rythme de lecture qui serait propre à sa subjectivité mue par la fulgurance, l’impression et l’autocritique. Dans cette conférence, on tentera de montrer que les traces des lectures de Straram, telles qu’elles se manifestent dans ses livres, anticipent les pratiques d’édition du cybersujet, comme s’il était un blogueur avant l’heure. Les lectures de Straram, et les écritures qui en découlent que l’on a rangées depuis longtemps dans la catégorie bâtarde de la contre-culture, représenterait un exemple d’éthique de l’archivage sur le mode du récit de soi.

Entrée libre
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